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Autosuffisance énergétique et mixité sociale dans la politique de la ville

      

      Image de Flick.fr

En lisant la Gazette des communes du 30 octobre 2006 ( eh oui ça date) j’ai repéré deux articles intéressants à mon sens.

 

Le premier relate une expérience réalisée à Güssing, une commune autrichienne arrivée à être autosuffisante en énergie, le second est l’interview de Jacques Donzelot, sociologue à l’occasion d’un dossier sur la " politique de la ville " (entendez ce qu’on fait pour réduire les problèmes des banlieues)

 

Güssing donc : Seule commune d’Europe à afficher une totale autonomie énergétique, elle doit son exploit à une nécessité de survie. En effet à la fin des années 80, Güssig affiche un déclin qui semble inexorable avec l’exode de ses habitants (7 habitants sur dix travaillent à Vienne ou à Graz, la population passe de 4800 à 4000 habitants en quelques années), une industrie inexistante ( 50 passés en lisière du rideau de fer), une agriculture qui ne suffit pas à faire vivre les paysans.

En réfléchissant aux moyens d’attirer les investisseurs, les élus de Güssig réalisent alors qu’ils disposent sur place de supports d’activité tels que le soleil, les produits agricoles et la forêt qui couvre 40 % du territoire.

Güssing a trouvé un soutien auprès de l’EEE, Europäisches Zentrum für erneubare Energie( Centre européen des énergies renouvelables) qui intervient dans la recherche, la formation et le montage de projets.

Dès 1991 la production de gazole à partir de colza alimente le réseau national de carburants.

En 1996 la commune relie son réseau de chaleur à une centrale de cogénération au bois. Cette centrale, la première du genre au monde a coûté 10 millions d’euros. C’est un groupe de forestiers implantés dans un rayon de 35 kilomètres qui assure l’approvisionnement du site (13 000 tonnes par an)

L’énergie produite par cette centrale excède la consommation de la commune et est vendue à 15 centimes d’euro le kilowattheure. L’énergie produite par le bois permet une économie de 30% pour le consommateur.

En dix ans, Güssing a attiré une cinquantaine d’entreprises fortement consommatrices d’énergie notamment les deux premiers producteurs nationaux de parquets.

Une autre centrale de congénération a été créé à Strem à quelques kilomètres qui exploite divers produits comme le trèfle, le maïs, le colza ou la paille. Les cultures énergétiques offrent une activité d’appoint aux agriculteurs qui sont parallèlement serruriers ou menuisiers car l’agriculture ne les fait pas vivre.

Le centre de Güssing a développé une activité d’écotourisme et mène des recherches sur la gazéification du bois en vue de produire un gaz proche du gaz naturel ou un biocarburant.

" Les énergies renouvelables ne font plus ricaner, constate Daniela Augustin, chargée de mission à EEE. Le scepticisme de certains a cédé la place à un propos unanime : " on " a eu raison de prendre cette orientation. Car l’avantage économique de la biomasse sur les énergies fossiles est aujourd’hui flagrant ".

 

D’après un article de Laurence Madoui – La gazette des communes- 30 octobre 2006

 

L’interview du sociologue dans un prochain post.

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Tanta Maria et les vaches

 

 


 

 

Tante Maria court dans la grange ! Ce midi, je l’ai vue. Elle dit aux autres qu’elle allait fumer une cigarette et sortit. Je la suivis. Quand je la vis, elle courrait vite de long en large sans s’arrêter. Parfois on avait l’impression qu’elle restait un peu suspendue en l’air avec ses jambes bottées qui montaient et descendaient comme des ciseaux. Comme elle faisait du bruit, les vaches la regardaient. Et puis tout à coup, elle s’arrêta, essoufflée devant une vache bien précise. Cette vache était habitée d’une drôle de force : elle avait un drôle de corps, une drôle de tête aussi. On eût dit qu’elle avait du foin autour d’elle alors que je sais pertinemment que dans une caillebotis (enclos pour vache avec une grille derrière où tombent les excréments et du caoutchouc pour dormir), il n’y a pas de foin. Cette vache se démarquait singulièrement de ses compagnes : c’était une hors-la-loi. Elle la regarda méfiante. C’est comme si elle avait voulu libérer la force contenue dans l’animal. Elle avait l’air de craindre ses airs réprobateurs. Alors elle fit une chose. Elle scruta l’animal et l’énerva pour qu’il fume, écume de colère, se détache (il ne faut pas énerver le bétail pendant la journée car il donne moins de lait le soir et les animaux colériques sont dangereux) et soit libre. Mais la vache regarda tranquillement Tante Maria et cligna des yeux.

- Tu es intelligente, toi, dit Maria qui avait l’air étonnée par la faculté de détachement de l’animal, sa supériorité tranquille.

Puis Maria comprit. Elle utilisa ce que la vache lui avait enseigné. Elle passa à la voisine, la regarda et cligna des yeux. La vache cligne ! ça marche !

 Sans le savoir, l’hors-la-loi lui avait enseigné la façon de répandre la paix soit avec vous chez les vaches : il suffisait de cligner des yeux.

Après elle est allée cligner deux ou trois fois chez d’autres vaches et je me suis bien cachée parce qu’elle est rentrée dans la cuisine. Puis je suis rentrée dans la cuisine aussi et j’ai dit que j’étais allé m’aérer. Les autres buvaient encore leur café.

 La prochaine fois que Tante Maria viendra à la ferme je regarderai si elle court encore. Elle a pas le droit d’énerver les vaches comme ça et après tout on ne parle pas aux animaux. Ils comprennent rien de toute façon. Moi je ne parlerais jamais aux vaches. Je m’intéresse plus aux machines.

 

 

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Le bordel des sens

Ah toujours construire dans le bordel

Sans trop savoir ce qu’on fait

Accepter le hasard

Jeter sa vie aux dés

Et partir dans des aventures

Renaître différente

Parmi les tunnels menaçants

Sortir sa tête de l’eau

Et accepter

D’aller replonger

Comme on jette sa vie aux dés

En comptant sur son corps

Legs de la nature

La conscience devient autre

La perception devient autre

Les sensations deviennent autres

Comme on jette sa vie aux dés

 On compte sur son cerveau Legs de la nature

Pour tenir le coup

Personne ne s’en rend compte

Société d’ aveugles

On jette sa vie aux dès

Dans un étourdissement qui submerge

Je jette ma vie aux dés

C’est toujours ainsi

Que j’apprends

J’expérimente l’effort

Larguez les amarres

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Editions Comp'act

Les éditions Comp’act (http://www.editionscompact.com/ ) ont des problèmes. Apparemment on leur a supprimé une facilité qu’ils avaient pour la diffusion et ils sont un peu dans la mouise. Guerre entre éditeurs ou volonté de réduire certains au silence ?

 Ils ont envoyé un email aux auteurs et à leurs lecteurs pour demander à ce qu’on achète des ouvrages de leur fond. J’ai commandé « Contes z’à diction» de Jacques DEMARCQ et « La vie des systèmes » de Franck HOUNDEGLa. Les deux bouquins sont super. Je les ai reçu hier.

 Compact est une maison d’édition très exigeante qui publie des textes un peu ignorés du grand public. Elle gagne à être connue. Je vous invite à visiter son site et à commander un bouquin, histoire de les soutenir, toujours pour contrer la situation pléthore de livres mais rien de nouveau, de subversif, de créatif à l’horizon. Je vais peut être aussi leur demander l’autorisation de publier leur mail sur ce blog. A voir.

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Handicap

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En matière d’intégration des personnes handicapés nous avons des progrès à faire en France. En effet on voit très peu d’handicapés dans la rue. Ils se terrent. En Allemagne il m’est arrivée de voir deux personnes se promenant en fauteuil côte à côte et se tenant la main. Ils font leur vie. Ou encore un monsieur en tenue de cycliste qui avait un sérieux problème aux jambe car il avait de la peine à marcher, boire un verre dans le bar lounge d’une gare sans que personne ne fasse attention à lui.

 Ces personnes ont une vie. Elles font partie de la société et en Allemagne personne ne les regarde. C’est normal. N’est-ce pas mieux ? A quoi servirait un regard apitoyé ? Elles se débrouillent avec leur handicap. Le mieux c’est d’arriver à faire une force de son handicap. Eh oui ça peut devenir une force.

Mais en France il n’y a pas de scènes pareilles dans les rues. C’est bien la preuve que quelque chose ne va pas au niveau de la société.

On m’objectera que de plus en plus de choses sont faites. C’est vrai mais nous sommes très en retard.

Ce matin j’ai suivi une formation sur les premiers secours. Seuls 6% des français sont formés au secourisme contre 40% des allemands et 80% des américains je crois. En Allemagne la formation de secourisme est obligatoire dans le cadre du permis de conduire. Nous avons des progrès à faire.

En fait le handicap est une souffrance. Mais n’est-ce pas de la souffrance qu’on tire la sagesse ? Un enfant apprend en se faisant mal. Non ? Quand on a souffert on met les priorités à des niveaux nouveau, différents. On se recentre sur l’essentiel. Non ?

 

 

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Saute

-Saute, saute…

-Je ne peux pas….

-Mais tu sautes !

-Non…

Marie et Alex jouent à l’élastique. Comme ils ne sont que deux et que le jeu requiert deux personnes piliers et une personne sauteuse, ils jouent avec un arbre. C’est Marie la plus rapide au jeu après qu’elle ait longtemps hésité à sauter bien que ses os soient lourds et ses formes enveloppées. Car Alex a trouvé un truc : il l’énerve.

Marie ne sauta jamais aussi haut que le jour où elle vit cet homme à la télévision : le coriace, quarante années de camps de concentration (nazis et bolcheviks). Le coriace était croate, méfiant, il refusait de parler toute autre langue que la sienne propre. Il racontait ses déboires aux caméras en esquivant les larmes. Quand on lui demandait pourquoi les bourreaux s’acharnaient ainsi sur les gens, il répondit : « Ils aimaient ça » .

A la fin de l’émission, il sortit une flamme en émail, la présenta aux caméras. Il ne faisait pas plus confiance à nos médias qu’au personnes qui l’avaient persécutées. Les gens riaient. Il avait tenu quarante ans. Selon lui, sa victoire n’avait rien à voir avec la force. Elle tenait au fait qu’il ne s’était jamais abaissé à manger des os et autres détritus :il était resté digne.

 « Jamais, avait-il dit, jamais ». Le mot à ne pas prononcer si tu tiens à être embauché dans n’importe quelle entreprise, lecteur : « jamais ».

Marie fut marquée par le coriace. Elle l’aimait, il lui faisait honte. Ainsi elle s’appliqua au jeu et sauta plus haut. Le coriace symbolisait l’insurmontable élasticité de l’être, l’incapacité de l’homme à se tuer tant qu’il n’a pas vaincu l’ennemi. Bizarrement le coriace symbolisait l’espoir.

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Ma visite chez les Bahaï

      

 

Les Bahaïs sont des gens qui ont une religion intéressante. Ils estiment que certains nouveaux prophètes dans le monde apportent une évolution dans le religieux.
Ils prônent la paix dans le monde et disent que ça arrivera. Le fondateur de cette religion est une personne perse du 19 e siècle, Balahullah qui a été persécuté mais a laissé beaucoup d’écrits.

 Les Bahaï ne forcent personne à rien. Ils ne font pas de prosélytisme. Les décisions à prendre se prennent de manière collégiales. Des prières quotidiennes sont prescrites mais on ne force pas les gens, on ne les culpabilise pas.

J’ai été invitée chez des personnes comme ça , deux personnes âgées et leur fille qui avaient organisé un repas. La maison était grande et belle. J’ai été très étonnée car je m’attendais à trouver des personnes vieilles ayant mal partout.

Mais ce n’était pas ça. Le vieux monsieur était d’une courtoisie exquise et la vieille dame très belle et courtoise aussi. Le repas était très bon et raffiné. J’allais dehors pour fumer. Nous avons discuté de choses et d’autres, de ma religion catholique, de leur religion Bahaï.

D’autres invités discutaient également. Je me suis sentie très bien. J’ai fait très attention à rester courtoise. En partant j’avais envie de devenir Bahaï. Mais je me suis souvenue qu’un jour quelqu’un m’a dit qu’il valait mieux rester ce qu’on était.

En effet le religieux et ses rites sont pour moi intimement liés à l’enfance . J’ai le souvenir d’un sentiment religieux quand j’étais une petite fille. Je me vois à l’église, dans la sacristie avec le curé d’alors. Si je devenais Bahaï je devrais apprendre de nouveaux rites et tout cela ne serait plus pareil. Pour moi il est plus constructeur de rester catholique.

Pourtant les principes Bahaï d’un seul Dieu, d’une évolution du Monde et du religieux, j’y crois et les fais miens. Peut être qu’un jour je deviendrai vraiment Bahaï.

 

 

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Le temps est écoulé....

 

Le temps est écoulé

où j’écoutais des valses viennoises

où la confiance joignait sa force au souvenir,

où j’étais différente et retardée,

où je riais gaiement à côté des pommiers.

L’eau coule et ne s’arrête pas ;

Le temps passe et je suis Ce que j’étais ,

Un pendant du temps.

Les mimosas sont des fleurs

Dont je ne connais ni l’apparence ,ni l’odeur ,

Juste le nom

Adieu passage

C’est déjà les tourments

De ma vanité

Je ne rêve presque plus

 L’eau déchire la neige de Noël.

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Pulsions


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" L'émotion est la traduction d'un besoin vital. Son expression n'en est pas seulement l'écho. C'est la vie elle-même" Richard Orlinski

 

"Collectionneur averti et éclairé, Richard Orlinski a su libérer en tant qu'artiste son potentiel de créativité dans des domaines très différents qui l'ont amené à parcourir le monde.

De ses voyages est née la nécessité de partager le constat d'une universalisation des comportements humains fonctionnant sur un mode de plus en plus primaire, agressif, impulsif.

La violence aussi, sorte de mal nécessaire qui agirait comme un régulateur des interractions humaines. Comme il l'explique lui-même :

" L'évolution du monde tend vers une régression ambivalente des comportements, on entre dans des phases de compétition ou de repli sur soi en réponse aux exigences extérieures. Malgré l'éducation, la culture et la sociabilisation à l'extrême des individus, l'être humain utilise et met à profit la violence qu'elle soit gratuite ou non, comme pour maitriser un environnement hostile et affirmer son pouvoir sur les autres.

En réalité, nos pulsions sont influencées par la partie la plus primitive de notre cerveau, cette partie que les scientifiques appellent le cerveau reptilien, qui se situe en profondeur à l'intérieur du crâne et qui régit toutes nos pulsions"

" Il fait partie de notre préhistoire, c'est le siège de nos comportements de survie, de contrôle du territoire, de reproduction entre autres, il agit au présent sans faire référence au passé, à l'expérience ou à la mémoire. Cette partie si archaique et ancienne de notre cerveau "fournit une réponse programmée avec laquelle on ne peut improviser" pour citer Henri Laborit. Quoi de plus significatif que le crocodile pour représenter cet organe agé de plus de 400 millions d'années, patrimoine commun de nos deux espèces, qui ont su s'adapter et survivre quel qu'en soit le prix."

Dévellopper des réponses comportementales très nuancées grâce au plus puissant des moteurs de l'actions, la pulsion, ressenti instantané qu'a su si bien décrire Richard Orlinski par BORN WILD, un crocodile pris sur le vif de nos émotions."

 

Extrait de l'article d'Arnaud Weinberg- Art Press

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Le syndrome du meuble

 

Voici donc une autre de mes nouvelles :

Le syndrome du meuble

 

 

Le soir tombait. C’était l’été. Les nuages obscurcissaient le ciel dans la préparation d’un orage. Sans y prendre garde, je rendais visite à madame Roque. Elle habitait dans ce que nous autres villageois appelions le quartier, le lotissement en fait. Madame Roques me donnait des cours d’anglais et j’allais quelquefois chez elle prendre le thé. Nous bavardions dans la cuisine quand elle me dit : " Venez, il faut que je vous montre mon Ferguson. "

 

Je la suivis dans la salle à manger dominée par une armoire monumentale en bois massif avec d’énormes tiroirs et des motifs bombés. Elle s’approcha de l’armoire, les battants cédèrent et s’ouvrirent sur une étrange alcôve .Elle ne m’en avait jamais parlé. Madame Roques s’y glissa la première veillant à ce que je la suive. Je découvrait un repère de meubles bas, hétéroclites, fignolés, agglutinés les uns aux autres qui formaient un carré au centre de la pièce .Tout était là pour décorer…Et comme elle s’avançait, Madame Roque soulevait une multitude de bibelots déposés sur les meubles pour me les montrer. Je restai polie. Et comme nous déblatérions sur la qualité des objets entrevus, l’endroit s’aérait. Il devenait plus large. Il me semblait que le vent soulevait des tentures inexistantes.

 

Je lui dit : " Oui , oui , celui-ci est très fin, mais dites moi, à quoi cela sert-il ? "

 

-" Bientôt ce seront des antiquités "dit-elle d'un ton péremptoire

 

L’alcôve disparut. Seules deux tentures à pompons délimitaient encore l’espace.

 

-" C’est mon Ferguson . J’aime venir le regarder. " dit Madame Roque

 

Puis, comme le vent soufflait toujours, le Ferguson s’étendit à la maison toute entière, la réduisant à une série de pièces inhabitées fastement pourvues de mobilier "ancien" produit par l’artisanat local en pleine recrudescence. Madame Roque n’était pas née au village, mais elle en avait contracté les pires habitudes comme cette manie d’entasser des meubles encombrants et autres nids à poussière qui coupaient les fonds à sa famille. Pour elle il ne s’était rien passé : c’était la magie du Ferguson.

 

Je la laissai au milieu de son Ferguson et partis dans l’orage.

 

 

 

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L'ascenseur social est en panne

      

 

Et cela fait des dégâts.

Quand j’étais en hippokhagne, on ne m’a jamais expliqué comment on faisait une dissertation. Pourtant c’est par ce moyen qu’on était sélectionnés. On me l’a peut être expliqué mais en termes vagues. Le but était de sélectionner.

Je n’étais ni issue d’une famille d’intellectuels et mes parents ne voulaient pas consacrer trop d’argent à mes études car ils devaient investir dans leur ferme. La ferme c’est mon frère qui en a hérité. Donc souvent je mangeais très mal genre une baguette avec rien dessus à midi pour pouvoir m’acheter des bouquins, aller au cinéma avec les autres.

Pour les habits c’était beaucoup les puces. Mes parents me disaient que j’avais besoin de beaucoup d’argent pour mes études. Ils mettaient un point d’honneur à ce que je bosse au moins un mois chaque été. Mes amis ne bossaient pas l’été.

En hippokhagne un certain nombre de gens devaient être éliminé pour faire de la place. Ils en avaient trop pris. J’étais 25e de ma classe sur cinquante. Ils en ont pris 25.

Donc j’aurais du être prise. Mais non car le proviseur a inventé un truc. Il avait décidé de privilégier ceux qui ont fait des progrès au troisième trimestre. Ainsi une fille qui s’appelait Claire et qui venait d’une famille riche (ses parents étaient allé voir le proviseur) a été gardée alors qu’elle était bien moins bonne que moi parce que ses résultats étaient en progression au troisième trimestre.

Moi il avait même pas voulu me donner l’équivalence mais les profs ont protesté et je l’ai eu.

Je suis partie faire ma khagne à Metz. Aujourd’hui je travaille dans une école d’art et c’est encore pire que de mon temps.

Les élèves ont tous des prénoms originaux genre Amandine, Lénaïc, etc. La plupart des élèves ont fait une prépa à 20 000 francs pour être admis à l’école et la plupart des étudiants viennent de Paris (genre 16e).

Le seul « arabe » de l’école vient de Palestine pas des quartiers de notre ville. En médecine c’est pareil.

Prépas couteuses et sélection par le fric. Le savoir et la formation professionnelle c’est plus pour tout le monde. Les parents de mon copain sont d’origine malgache et sont devenus médecins mais je me demande si aujourd’hui ce qu’ils ont fait serait encore possible.

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Sans titre

Le long silence des âmes
Qui ne se connaissent plus
Et se taisent avides
Sans le savoir
Folie des uns folie des autres
Elles hésitent entre plusieurs signes
Qui tourbillonnent autour d’elles
Et dorment d’un savoir abyssal
D’un silence de tombeau
Que la parole et l’épreuve seules
Peuvent réveiller
en mêlant.

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Global et local



Nous l'avons tous constaté. Nous sommes à l'ère de la globalisation.
Pourtant ne soyons pas naifs! L'ère du régionalisme n'est pas terminé.
En effet les adeptes de la globalisation perçoivent souvent le régionalisme comme obsolète voir romantique. Pourtant, plus que jamais l'être humain a besoin de références pour se mouvoir dans le monde. Plus que jamais les politiques et l'économie misent sur une double stratégie : la stratégie globalisante, englobant tous les pays de la planète  reconnus pour leur intérêt et une stratégie répondant aux besoins spécifiques des régions.
Nous pouvons le constater en France avec la décentralisation, en Europe avec le développement des politiques interrégionales transfrontalières qui visent à aider les régions à mieux s'adapter à l'Europe.

Nous pourrions croire que les politiques européennes promouvant le développement des régions ne sont qu'une phase transitoire avant la réalisation de l'unité européenne.
Pourtant prenons garde car le développement culturel ne suit pas forcément le développement économique.
La culture reste étroitement liée aux traditions malgré les efforts des partisans de la globalisation pour s'en libérer.
En effet c'est à travers la culture que subsistent la frontière entre deux territoires : les différences architecturales, la langue, la gestuelle...etc 

De plus l'être humain plus que jamais a besoin d'une double référence : il tend vers la globalisation et a besoin d'informations de nature globalisante pour participer à la vie politique, économique, culturelle mais reste marqué par sa culture régionale, les us et coutumes légués par sa culture familiale, son histoire et a besoin de s'y référer pour évoluer dans la culture globale. Il a besoin d'un lieu qui fait vivre ses propres racines auxquelles il peut avoir recours en permanence.

L'histoire des régions, leur évolution, la production liée aux ressources du sol trouvent leur dévelloppement dans les avancées techniques de l'industrialisation à la conquête d'une modernité progressiste (production et transport surtout).

Cette époque nouvelle au travers de l'industrialisation, de la standartisation et d'une diffusion soumise à un processus de règlementation universel normalisant, s'oriente toujours davantage vers la globalisation dictée par des ambitions économiques qui ont trouvé dans les technologies de pointe leur moyen de propagation. Un concept qui pourrait faire croire que notre propre vie est devenue un produit commercial.

C'est ainsi que depuis la fin de la reconstruction qui a suivi la seconde guerre mondiale, ce mode de développement est fortement contesté par des groupes revendiquant leur autonomie politique, sociale et culturelle. Depuis plus de trente ans on peut parler d'un mouvement d'opposition à la "violence du centralisme et à ses ordres" et du refus de certains groupes de suivre l'évolution des forces productrices devenues incontrolables.

Les modèles économiques et sociaux que la globalisation impose sont souvent perçus comme négatifs à cause de la distance qu'ils prennent vis à vis de la dimension locale et qui tend à son abolition.

En revanche une culture figée dans sa tradition est en préril par ce qu'il est impossible d'arrêter la marche de l'histoire. On ne peut que s'y adapter.

Par ailleurs il est important de veiller à ce que la culture ne soit pas saccagée comme l'a déjà été l'environnement et les ressources naturelles.

La bataille entre culture et commerce fait rage. Sur les marchés globaux de la communication, la production culturelle fait concurrence à la production matérielle. Les nouveaux colosses de l'industrie ne sont plus Krupp, Fiat mais Time-Warner, Disney, Microsoft ou les Telecoms. Toutes les activités humaines semblent devenues des facteurs de commercialisation grâce à leur potentiel de médiatisation.

Cependant chez tout être humain le processus de développement se fait à partir des lieux, des évènements qui forment sa socialisation auxquelles s'ajoutent les connaissances acquises.

On peut être certain de son attache consciente ou inconsciente à la dimension locale qui représente ses racines. Et comme la société européenne se construit sur le développement culturel, celui des civilisations qui ont conduit le monde jusqu'au siècle dernier, son niveau de référence est encore principalement celui de sa culture et de son développement social et technologique. Dans cette perspective la dimension locale conseve toute sa signification et reste la base d'où peut s'articuler un futur.

D'après un texte de François BUKHARDT, Théoricien du Design et de l'architecture

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Reconnaitre les crimes de la colonisation


Il est urgent de reconnaître les crimes de la colonisation !

 

Pour une société plus avancée, avançons à l’aune de l’humain, reconnaissons que l’exploitation des richesses des anciennes colonies n’était rien face à la souffrance humaine des gens de tous ces pays qui vivaient la colonisation comme un joug tyrannique que beaucoup comparent au nazisme. Et ça continue.

 Ce totalitarisme hypocrite sous couvert de bons sentiments doit être dénoncé !

 Finissons-en du mythe du bon sauvage ainsi que de tous les mythes qui l’accompagne. Faisons la connaissance de nos voisins ! N’ayons pas peur de mêler nos peaux aux peaux des autres couleurs !

 Oublions nos craintes, faisons fi des préjugés ! L’autre n’est qu’un homme ou une femme, rien de plus.

 Oublions les histoires d’immigrés paresseux ou de profiteurs du système. Allons voir par nous même ce qu’il en est.

 L’autre n’est ni meilleur, ni pire que soi. C’est juste un homme ou une femme.

 Changeons l’inconscient collectif en devenant plus conscient et sachons reconnaître que l’autre à d’autres références, d’autres façon de parler, de se mouvoir, d’autres tics, d’autres façon de fonctionner.

 Essayons de comprendre avant de condamner et ne prêtons pas trop attention aux rumeurs et on dit qui se répandent comme des traînées de poudres sur nos lieux de travail, dans nos foyers, sur nos lieux de vacances et nous minent.

 Regardons les autres avec des yeux impartiaux et apprenons assez de savoir vivre pour pouvoir vivre ensemble.

 

Photos Libres

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Histoire d'être con

Un soir deux cons sont invités à une soirée de la haute, où des gens distingués, très haut placés , des femmes raffinées et belles se distraient. Le premier dit à l’autre : " On va se taire, rien dire de la soirée comme ça ils n’y verront que du feu et on va toutes les baiser. "

-" Pas si con " dit le second au premier.

Et c’est ce qu’ils firent. Cela fonctionna très bien car comme disait ma grand-mère les gens intelligents sont bien bêtes : ils ont du mal à reconnaître les cons. Ils croient au mystère et y voient toujours la marque d’une intelligence supérieure. C’est leur faille.

La soirée se passa sans entraves. Le premier des deux cons partit avec Ramona l’océanographe d’une institution internationale et le second avec Babeth qui étaient dans les petits papiers du " Tout-Paris " car elle en avait épaulé plus d’un.

Ils les baisèrent ,ma foi pas trop mal et forts de leur ruse, les couilles déchargées ils redevinrent loquaces oubliant de jouer leur rôle.

Non seulement ils se firent plaquer illico mais ils en rirent et redevinrent aussi cons qu’avant.

S’ils en avaient pleuré….Mais un con ça fuit les émotions….C’est trop bête pour pleurer.

Et d’ailleurs ils n’ont pas tort ça fait bien trop mal de pleurer. Ça rajoute juste un peu d’eau salée à vos tempes.

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