750 grammes
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Sans titre

Le long silence des âmes
Qui ne se connaissent plus
Et se taisent avides
Sans le savoir
Folie des uns folie des autres
Elles hésitent entre plusieurs signes
Qui tourbillonnent autour d’elles
Et dorment d’un savoir abyssal
D’un silence de tombeau
Que la parole et l’épreuve seules
Peuvent réveiller
en mêlant.

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Global et local



Nous l'avons tous constaté. Nous sommes à l'ère de la globalisation.
Pourtant ne soyons pas naifs! L'ère du régionalisme n'est pas terminé.
En effet les adeptes de la globalisation perçoivent souvent le régionalisme comme obsolète voir romantique. Pourtant, plus que jamais l'être humain a besoin de références pour se mouvoir dans le monde. Plus que jamais les politiques et l'économie misent sur une double stratégie : la stratégie globalisante, englobant tous les pays de la planète  reconnus pour leur intérêt et une stratégie répondant aux besoins spécifiques des régions.
Nous pouvons le constater en France avec la décentralisation, en Europe avec le développement des politiques interrégionales transfrontalières qui visent à aider les régions à mieux s'adapter à l'Europe.

Nous pourrions croire que les politiques européennes promouvant le développement des régions ne sont qu'une phase transitoire avant la réalisation de l'unité européenne.
Pourtant prenons garde car le développement culturel ne suit pas forcément le développement économique.
La culture reste étroitement liée aux traditions malgré les efforts des partisans de la globalisation pour s'en libérer.
En effet c'est à travers la culture que subsistent la frontière entre deux territoires : les différences architecturales, la langue, la gestuelle...etc 

De plus l'être humain plus que jamais a besoin d'une double référence : il tend vers la globalisation et a besoin d'informations de nature globalisante pour participer à la vie politique, économique, culturelle mais reste marqué par sa culture régionale, les us et coutumes légués par sa culture familiale, son histoire et a besoin de s'y référer pour évoluer dans la culture globale. Il a besoin d'un lieu qui fait vivre ses propres racines auxquelles il peut avoir recours en permanence.

L'histoire des régions, leur évolution, la production liée aux ressources du sol trouvent leur dévelloppement dans les avancées techniques de l'industrialisation à la conquête d'une modernité progressiste (production et transport surtout).

Cette époque nouvelle au travers de l'industrialisation, de la standartisation et d'une diffusion soumise à un processus de règlementation universel normalisant, s'oriente toujours davantage vers la globalisation dictée par des ambitions économiques qui ont trouvé dans les technologies de pointe leur moyen de propagation. Un concept qui pourrait faire croire que notre propre vie est devenue un produit commercial.

C'est ainsi que depuis la fin de la reconstruction qui a suivi la seconde guerre mondiale, ce mode de développement est fortement contesté par des groupes revendiquant leur autonomie politique, sociale et culturelle. Depuis plus de trente ans on peut parler d'un mouvement d'opposition à la "violence du centralisme et à ses ordres" et du refus de certains groupes de suivre l'évolution des forces productrices devenues incontrolables.

Les modèles économiques et sociaux que la globalisation impose sont souvent perçus comme négatifs à cause de la distance qu'ils prennent vis à vis de la dimension locale et qui tend à son abolition.

En revanche une culture figée dans sa tradition est en préril par ce qu'il est impossible d'arrêter la marche de l'histoire. On ne peut que s'y adapter.

Par ailleurs il est important de veiller à ce que la culture ne soit pas saccagée comme l'a déjà été l'environnement et les ressources naturelles.

La bataille entre culture et commerce fait rage. Sur les marchés globaux de la communication, la production culturelle fait concurrence à la production matérielle. Les nouveaux colosses de l'industrie ne sont plus Krupp, Fiat mais Time-Warner, Disney, Microsoft ou les Telecoms. Toutes les activités humaines semblent devenues des facteurs de commercialisation grâce à leur potentiel de médiatisation.

Cependant chez tout être humain le processus de développement se fait à partir des lieux, des évènements qui forment sa socialisation auxquelles s'ajoutent les connaissances acquises.

On peut être certain de son attache consciente ou inconsciente à la dimension locale qui représente ses racines. Et comme la société européenne se construit sur le développement culturel, celui des civilisations qui ont conduit le monde jusqu'au siècle dernier, son niveau de référence est encore principalement celui de sa culture et de son développement social et technologique. Dans cette perspective la dimension locale conseve toute sa signification et reste la base d'où peut s'articuler un futur.

D'après un texte de François BUKHARDT, Théoricien du Design et de l'architecture

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Reconnaitre les crimes de la colonisation


Il est urgent de reconnaître les crimes de la colonisation !

 

Pour une société plus avancée, avançons à l’aune de l’humain, reconnaissons que l’exploitation des richesses des anciennes colonies n’était rien face à la souffrance humaine des gens de tous ces pays qui vivaient la colonisation comme un joug tyrannique que beaucoup comparent au nazisme. Et ça continue.

 Ce totalitarisme hypocrite sous couvert de bons sentiments doit être dénoncé !

 Finissons-en du mythe du bon sauvage ainsi que de tous les mythes qui l’accompagne. Faisons la connaissance de nos voisins ! N’ayons pas peur de mêler nos peaux aux peaux des autres couleurs !

 Oublions nos craintes, faisons fi des préjugés ! L’autre n’est qu’un homme ou une femme, rien de plus.

 Oublions les histoires d’immigrés paresseux ou de profiteurs du système. Allons voir par nous même ce qu’il en est.

 L’autre n’est ni meilleur, ni pire que soi. C’est juste un homme ou une femme.

 Changeons l’inconscient collectif en devenant plus conscient et sachons reconnaître que l’autre à d’autres références, d’autres façon de parler, de se mouvoir, d’autres tics, d’autres façon de fonctionner.

 Essayons de comprendre avant de condamner et ne prêtons pas trop attention aux rumeurs et on dit qui se répandent comme des traînées de poudres sur nos lieux de travail, dans nos foyers, sur nos lieux de vacances et nous minent.

 Regardons les autres avec des yeux impartiaux et apprenons assez de savoir vivre pour pouvoir vivre ensemble.

 

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Histoire d'être con

Un soir deux cons sont invités à une soirée de la haute, où des gens distingués, très haut placés , des femmes raffinées et belles se distraient. Le premier dit à l’autre : " On va se taire, rien dire de la soirée comme ça ils n’y verront que du feu et on va toutes les baiser. "

-" Pas si con " dit le second au premier.

Et c’est ce qu’ils firent. Cela fonctionna très bien car comme disait ma grand-mère les gens intelligents sont bien bêtes : ils ont du mal à reconnaître les cons. Ils croient au mystère et y voient toujours la marque d’une intelligence supérieure. C’est leur faille.

La soirée se passa sans entraves. Le premier des deux cons partit avec Ramona l’océanographe d’une institution internationale et le second avec Babeth qui étaient dans les petits papiers du " Tout-Paris " car elle en avait épaulé plus d’un.

Ils les baisèrent ,ma foi pas trop mal et forts de leur ruse, les couilles déchargées ils redevinrent loquaces oubliant de jouer leur rôle.

Non seulement ils se firent plaquer illico mais ils en rirent et redevinrent aussi cons qu’avant.

S’ils en avaient pleuré….Mais un con ça fuit les émotions….C’est trop bête pour pleurer.

Et d’ailleurs ils n’ont pas tort ça fait bien trop mal de pleurer. Ça rajoute juste un peu d’eau salée à vos tempes.

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Décongestionner les poumons

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En cas de toux, pour décongestionner les poumons, une petite recette de bonne femme :

- 1 cuil à café de gingembre

- 1 cuil à café de cannelle

- miel

Faire bouillir l'eau avec la canelle et le gingembre en poudre pendant 5-10 minutes. Filtrer, verser dans une tasse et ajouter du miel. Buvez chaud.

ça fait beaucoup de bien.

(Vous pouvez acheter les épices dans un supermarché mais dans certaines boutiques asiatiques, turques ou orientales c'est bien moins cher.) 

Attention, si vous êtes enceinte supprimez le gingembre, faites votre décoction uniquement avec la cannelle.

Je tiens cette recette de mon homéopathe qui m'a dit de supprimer le gingembre quand j'étais enceinte.

Enceinte ou non demandez conseil à votre médecin avant de prendre ces remèdes pour la première fois ! Il m'est arrivé de prendre de petits risques personnellement mais j'ai toujours fait confirmer par un médecin au moins après coup quand je testais un truc. 

 

 

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Ma cuisine

 

 

 

J’aime beaucoup cuisiner. Dans ma cuisine je vois un pouvoir, le pouvoir des remèdes de bonne femme. Déjà quand vous cuisiner vous même vous faites beaucoup d’économies et vu que j’ai besoin d’en faire je vois la caisse enregistreuse faire défiler les dollars quand je cuisine.

De plus quand je mange bien, je me soigne, je suis de bonne humeur et je prends des forces comme aurait dit ma grand-mère.

Quand j’étais petite nous prenions des repas où les hommes avaient droit à la viande et nous les femmes nous mangions un autre plat. La viande était censée donner de la force pour les travaux manuels.

Les femmes avaient plutôt un repas à base de féculents et de laitages type semoule au lait et compote. Ça ne me dérangeait pas. Quand je mange bien je suis de bonne humeur aussi et souvent je me réjouis du prochain repas.

La bouffe c’est mon moteur. Une façon de se motiver. Mon copain dirait qu’il faut donner de l’énergie au corps. Alors je cultive aussi des herbes sur ma véranda. Pour l’instant persil et cerfeuil. Bientôt ciboulette. C’est très bon pour la santé. Ça apporte plein de vitamines et en plus ça a bon goût.

 

Venons en aux remèdes. Le médecin aussi est une sorte de cuisinier. Et savoir cuisiner n’est pas très loin de savoir se soigner. Souvent j’évite des grippes en prenant de la vitamine C et des Dolipranes. Ainsi j’ai pas besoin d’aller chez le médecin et ça fait des économies à la Sécu. Les massages aussi c’est très bien. Et puis respirer. Savoir se protéger.

 

Il y a pas très longtemps j’avais très mal au genou. Aux urgences ils ont dit que c’était sûrement le ménisque. Je pensais que j’allais être opérée comme mon père du ménisque. Mais mon médecin m’a prescrit un médicament à base de cartilages de poulet et m’a dit de remplacer le lait de vache par du lait de soja et de sérieusement diminuer tous les laitages, de varier les laits ( j’ai pas encore essayé le lait de chèvre !). Du coup ça a mis le temps mais la douleur a fini par partir et avec mon nouveau régime j’ai plus mal depuis mai dernier.

J'aime aussi me promener au jardin botanique, voir toutes les plantes avec leurs parfums, leur apparence, leurs noms. Quelle diversité dans la nature !

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Les trains

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 Photo du train Osb : fontière franco allemande

Aujourd’hui nos vies sont composées de différents trains à prendre pour reprendre l’expression utilisée par Kundera dans l’art du roman. En effet durant votre vie vous êtes confronté à des choix et dès que vous faites un choix vous embarquez dans un train. Certaines vie sont régies par le train de l’histoire d’autres par des trains beaucoup plus miteux. Celui d’il faut bouffer par exemple. Le train d’il faut bouffer parlons en. Je crois que ce train beaucoup doivent le prendre et il prend du temps, de l’énergie. Il vous conditionne. Finit beauté de l’esprit, liberté. Le train d’il faut bouffer vous mine.

 

Je crois que le truc le plus difficile aujourd’hui dans notre société d’information c’est que bien souvent vous embarquez dans un train sans trop vous rendre compte. Le train de la cigarette par exemple. Vous fumez pour une raison x ou y et après vous arrivez plus à vous arrêter. A l’époque où vous avez commencé c'était un truc valorisant et maintenant tout le monde vous bannit si vous fumez.

 

Certaines vies sont toutes entières conditionnées par le train de l’histoire. Celle des immigrés qui quittent leur pays pour des raisons politiques et voient leur vie entière changée à cause de positions de leurs famille ou d’eux mêmes dans leur pays d’origine. Ils font des efforts et doivent vivre avec cette nostalgie toute leur vie.

 

En plus là ça y est vous êtes dans un train mais subitement on vous rappelle ou vous donne l’occasion d’en prendre d’autres. Et là vous êtes super mal à l’aise car vous entrez dans un nouveau train. Vous y connaissez rien, vous êtes nulle et vous avez envie de rester dans ce train aussi car c’est possible. Du coup vous êtes dans plusieurs trains à la fois. Ça y est vous avez le don d’ubiquité. Votre temps est partagé entre plusieurs trains que vous prenez quand celui d’il faut bouffer s’arrête. Comme un homme est fait pour voyager dans un seul train vous êtes tout le temps dépassé par les évènements et vous vous sentez nulle.

 

 

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Les raisins bleus

 

 

Les raisins bleus sont couchés

épi ,épi bleu ,

Il est terrible de vivre sous les marronniers

Le psychotique a eu du plaisir à lire

Est-ce le commencement de la responsabilité

Les raisins bleus sont couchés

L’horreur est en marche

Il peut être guéri de l’horreur

Ce paquet enfoui dans les racines de l’arbre enchevêtrées

J’ai peur des marronniers

Car ce n’est plus seulement moi

Mais aussi les autres qui guérissent

Les raisins bleus sont mes nuits

Et mes jours qui veillent sur moi

Le vent siffle dans les bois

Une biche passe et laisse dans son sillage

Un infime commencement de voie

Là-bas tout au fond des raisins bleus

 

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La bruche

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J’aimerais retourner dans ce coin de Bruche à Oberschaeffolsheim

Ce coin sauvage qui subsiste entre trois villages

Tout près de Strasbourg

M’a donné les indices de la sauvagerie

La nature est sauvage en Alsace

D’eau souterraine, de cours d’eau féroces

Vert militaire des arbres noueux

Vert tendre du blé en herbe

Vert poussiéreux du foin séché

Vert brunâtre de l’eau de la Bruche

Il observait les oiseaux

Assis à la table de la petite cuisine

Sur les sapins par la fenêtre

Sans rien dire

Les faisans s’envolent pris de panique

Quand la moissonneuse batteuse

S’avance pour broyer sa progéniture

Implacable

Certains soirs d’été des chiens-loups errent en liberté

Sans maître près de la RN4

 

Ce petit bout de nature sauvage

Est fait d’Oberschaeffolsheim

D’énergie à pousser

Pas de mots pour dire ce qu’on y voit.

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La société du y a qu'à

 

 

 

 

Mon copain ne prend pas le tram sans payer son ticket. Il dit : " Le plus difficile c’est de respecter la loi ". Je pense qu’il a raison. Pourtant c’est ce que tout le monde va être obligé de faire car Big Brother est dans la rue et ça ne va pas s’arranger. Maintenant la France c’est l’armée pour ne pas dire demain la Chine. Bonjour mondialisation.

 

En effet tout dans la société va vers le flicage et la contrainte : caméras partout, nouveaux système de flicage comme la biométrie et aussi la grande dictature de l’économie : ah les rapaces ! Eh oui maintenant quand vous demandez un dépannage Internet déjà vous payez la communication, ensuite on vous fait de la pub gratos que vous êtes obligé d’écouter ensuite on vous dit que l’attente durera cinq minutes et si vous choisissez d’attendre ils vous mettent un son insupportable dans les oreilles pour que vous raccrochiez et rappeliez : et c’est France Telecom enfin Orange donc un des opérateurs les plus chers. Je vous l’ai dit : des rapaces.

 

Aujourd’hui on vit dans une société où il faut se défendre becs et ongles pour ne se voir refiler des propositions commerciales ou à but humanitaire qui vont vous menez dans l’endettement. Il faut être très malin pour boucler ses fins de mois et user de systèmes de défense radicaux. Vous ne pouvez plus vous permettre d’être humaine, généreuse ça fait bien longtemps que c’est fini. En bref même si vous avez un peu de fric dans les moments ou vous êtes fatiguée les commerciaux arrivent à vous avoir, sans parler de ce cher trésor public dont les taxes reniflent le moindre sous que vous arriver à mettre de côté : des vraies torpilles renifleuses.

 

Après la dictature du bien se comporter niveau santé. Déjà si vous fumez vous aurez pas droit à certains soins. Y a qu’à arrêter de fumer. C’est la société du y’a qu’à.

 

En gros tout ce qui est néfaste, tous les trucs insidieux et parfaitement légaux comme la mal bouffe vendue dans les supermarchés eh ben d’abord on se fait du fric en le refilant aux gens et après on leur dit qu’ils sont pas responsables si ça tourne mal. Les gens qui s’en sortent sont des supers héros genre un mélange des qualités de Gandhi, Rimbaud, Al Capone et Baron de Rothschild. Les autres y payent les pots cassés, se tapent une maladie mentale, un cancer, un chômage, un divorce, etc… Et ce sera tout de leur faute.

 

Si vous permettez je vais vous citer une phrase de Kundera dans son livre sur l’art du roman : " L’avenir jugera et sans aucune compétence "

Kundera dit que le roman est mort en Europe. En gros pléthore de livres mais plus aucun roman comme en URSS sous Staline. Et un gros sentiments de paix et de tranquillité comme après toute mort ou lynchage. Enfin c’est que j’ai lu il y a quelques années déjà. De plus je peux pas vérifier si c’est vrai car j’ai pas le temps : je bosse que voulez-vous. Mais coté intellectuels français je pourrais pas vous en citer un aujourd’hui qui me fasse penser à Jean-Paul Sartre ou Camus. Pour moi le dernier grand, enfin le dernier qui ait dit un peu la vérité dans la lignée du roman c’est Kundera. Les autre y font comme moi. Ils écrivent des histoires et se contentent d’être des témoins de leurs temps : un temps de plus en plus contraignant et collectif à l ‘image de l’Europe, une société genre fourmilière où en a qu’une qui ait le droit de pondre. Ah si je pense à un vrai écrivain, quelqu’un qui dit des trucs vrais sur nous et notre société : Houellebecq. Mais est-ce du roman ? Sans doute. Sais pas. Pas le temps.

 

Vive l’humanité !

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