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Mot de la semaine 1 : payer son karma...



Payer son karma. Inutile que les autres essayent de vous faire payer le leur. Chacun paye le sien : rien à faire….

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Mon psy

 

J'ai l'honneur de vous présenter mon actuel et 3e psy : docteur L.

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Y a pas un peuple qui n'ait rien à se reprocher


Art Bambara : la sagesse


L'autre jour je lisais un
blog et  je me laissais plus ou moins convaincre par son propos. En fait j'avais l'impression d'apprendre des choses.

L'auteur est proisraelien, proaméricain. J'avais l'impression d'apprendre que la guerre d'Irak c'était bien car l'Irak représentait un danger minimisé par les médias, que le problème des réfugiés palestiniens était du aux autorités arabes par exemple. 

Le blog diabolise pas mal la culture arabe et en idéalise d'autres. Mais je suis quand même allée vérifier sur Wikipédia qui je pense est plus neutre que les blogs engagés.


Et là j'ai relativisé. En effet non seulement la fuite des réfugiés palestiniens  dont parle l'auteur de ce blog n'étaient due qu'en faible partie à l'appel des autorités arabes lors de la création de l'état juif mais l'
histoire du sionisme  de Wikipédia m'a aussi appris que les premiers poseurs de bombes et les premiers attentats en Palestine étaient juifs.

L'auteur du blog cité ci-dessus disait aussi que les indiens d'amérique étaient responsables en partie de la disparittion des bisons. Je suis allée vérifier encore une fois sur Wikipédia et là je découvre que ces indiens que j'idéalisai laissaient dans certaines tribus les personnes agées dans la nature sans provisions, se faisaient la guerre et coupaient des doigts en plus des fameux scalps. Ah oui pour certains ils sacrifiaient des esclaves aussi.

 Mes charmants Indiens me paraissaient moins angéliques.


Je voulais juste ajouter qu'il est connu maintenant que les noirs ont eux aussi pratiqué
l'esclavage.

Tout ça pour dire qu'il n'a pas eu un seul peuple qui n'ait commis de choses choquantes pour moi sur cette terre, que je ne veux en diaboliser aucun mais que je ne crois pas qu'idéaliser un peuple soit l'idéal non plus si je puis m'exprimer ainsi.


En fait le fameux adage d'"il y a des cons partout" marche très bien et quand je rencontre quelqu'un j'essaye de m'adresser à l'être humain ( blanc, noir, jaune, rouge) et de voir si c'est quelqu'un que je trouve bien ou pas indépendamment de l'ethnie de laquelle il vient. (Merci jocelyncharles de m'avoir appris cela lors d'une petite discussion au téléphone)

 

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L'euro fort : avantages et inconvénients

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L’euro fort avantages et inconvénients

Dans un article de l’Alsace du 21/04/07, on apprend que l’euro fort a des avantages et des inconvénients. Eh oui pourquoi tout est aussi cher depuis l’euro ?

Premièrement le gros avantage de l’euro fort qui est monté jusqu’à 1.3637 dollars le 20/04/07 c’est de tempérer notre facture énergétique car comme tout le monde le sait le baril de pétrole se négocie en dollars. Donc l’essence c’est cher mais ce serait encore bien plus cher si l’euro était moins fort.
L’euro fort nous permet également d’acheter à bas prix des produits importés hors de la zone euro comme les T-shirt ou les produits asiatiques.
Je sais ça n’en a pas l’air mais l’euro fort booste également le pouvoir d’achat des européens (celui des français a augmenté sur le plan financier voir mon article précédent sur les finances).

En revanche l’euro fort a comme inconvénient d’augmenter les prix de tous les produits européens (voir l’alimentation dont les prix avec une augmentation des marges des supermarchés de 100 % en presque dix ans ont beaucoup grimpé – il faut aller dans les discount). Les produits européens sont donc défavorisés par rapport aux produits hors CEE. D’après l’économiste Marc Touati « Lorsque l’euro s’apprécie de 10% sur une année, il retire 0.5 point à la croissance(de la zone euro) et 0.6 point à celle de la France. »

Autre inconvénients les exportations. L’euro fort fait que nous vendons plus cher à l’étranger et donc freine nos ventes. L’Allemagne est une exception, elle est devenue une championne de l’exportation au niveau mondial. Mais les biens d’équipement représentent 45% des exportations allemandes et ils sont moins sensibles aux variations de prix d’après Marc Touati.
En France certains secteurs tels la construction et les services sont relativement à l’abri de l’appréciation de l’euro mais le tourisme, le luxe, l’aéronautique, l’automobile, la chimie et l’industrie manufacturière sont touchés d’après l’article. Et tout particulièment les PME.

 

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Parait-il on n'est pas si mal en Europe

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D’après un entretien mené par Christine Raphaël pour la lettre du cadre territorial avec Michel Rocard, député européen, on n’est pas si mal que ça en Europe.

 

En effet l’article titre " L’Europe politique est morte " mais en le lisant on redevient optimiste. En effet d’après Monsieur Rocard les français avec leur " non " à la constitution ont achevé un processus qu’ils ne sont pas prêts de se revoir proposé car la plupart des nations de l’Europe ne veulent pas qu’elle renaisse et une majorité de membres du conseil des ministres ne souhaitent pas relancer un processus constitutionalisant.

Alors pourquoi ?

Eh bien tout d’abord parce qu’en Europe nous sommes des experts de ce que les américains commencent à appeler le " soft power " Qu’est ce ? C’est l’art de la négociation et de l’extraction de décisions du plus grand bordel qui soit. En effet il paraîtrait que la violence ne sert plus à rien. Bonne nouvelle, non ? La loi du plus fort ne marche plus. Israël est le plus fort au Moyen Orient mais il n’arrive pas à avoir la paix. Les Américains sont les plus forts mais ils ne parviennent pas à instaurer la démocratie en Irak, ni à régler ce problème. Au contraire leur force l’aggrave. La puissance américaine n’a pas non plus réussit à convaincre la Turquie qu’il fallait laisser passer les troupes américaines pour aller vers l’Irak.

De plus il y a un mois on a observé une mini-crise bancaire à Shangai ce qui fait dire à Monsieur Rocard que le " monde a de l’humour . La crise boursière du capitalisme mondial commence par la Chine communiste ".

Or le pilote de l’économie mondiale est américain et il survit uniquement en empruntant deux milliards de dollars par jour. Les chinois mettent toutes leurs épargnes pour sauver le dollar américain avec 40% de la banque centrale de chine et tout le monde se demande combien de temps ça va durer. L’économie américaine commence à être en difficulté. En effet la moitié du PIB américain est constitué de revenus de bourse ou de propriétés foncières et actuellement l’Amérique vit un krach immobilier.

 

Une grave crise économique est prévue dans trois ans. En effet nous sommes dans un système capitaliste avec une crise financière tous les quatre ou cinq ans : crise financière asiatique, mort de la e-économie, trois crises latino américaines, etc. Ce n’est plus le capitalisme connu de 45 à 75 avec une croissance rapide, jamais de crise financière et le plein emploi. La conséquence de ce nouveau capitalisme c’est que 20% des populations sont dites " déstabilisées " et le pourcentage augmente.

 

Face à de telles réalités, un monde partagé entre les économies des géants comme les Etats Unis, la Chine, l’Urss et le Brésil, il faut être de grande taille. Et l’Europe a cette taille. De plus son économie répond à un commandement unique et efficace. Economiquement nous parlons d’une seule voix.

 

 

De plus l’Europe a gardé les plus grand stabilisateurs. Michel Rocard appelle stabilisateur tout ce qui échappe au marché pour échapper à ses secousses La Sécurité sociale est le plus grand stabilisateur mais aussi les services publics quand ils marchent.

 

" L’Europe est porteuse de ces stabilisateurs et elle est la seule capable de répondre à cela…. "( à une crise économique) " Si l’Europe est capable de cela, elle y retrouvera son identité, sa force, le respect de ses propres habitants et donc un avenir rayonnant tout en ne faisant jamais de politique, notamment étrangère…. "

 

 

 

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Du nouveau sur la planète finance

 

D’après un article de Claire Guélaud du "Monde" du 08/03/07 intitulé "  Le quinquennat s’achève sur une pression fiscale record et un rebond sur le pouvoir d’achat ", les chiffres une fois de plus nous réservent des surprises.

 

Je vous invite à lire cet article car il est édifiant. Il démontre une fois de plus que nos perceptions des choses et le miroir que nous renvoient les candidats à la présidentielle sont faussés.

 

Commençons par le commencement. Le revenu disponible brut des ménages (RDB) qui est l’ensemble de leurs revenus net d’impôts et de cotisations a progressé. Non ! Ben si : 2.5 % en 2006, 3 % en 2007 et devrait progresser de 2.8 % en 2008 – d’après Bercy. Bon je suis d’accord les prix ont aussi beaucoup augmentés – logement, alimentation, etc- et la vie est chère. N’empêche.

 

Continuons par un truc marrant. Le gouvernement de droite qui arrête pas de promettre baisse d’impôts et de charges a fait vivre aux français cette année un record de hausse du taux de prélèvement obligatoire ( qui mesure le poids des impôts et des cotisations sociales par rapport à la richesse nationale). En 2007 le PO a augmenté de 0.4 % pour s’établir à 44.4% du PIB (record avec 1999 ou il atteignait 44.9%). Le PIB comme tout le monde le sait est le fameux Produit intérieur brut et sert à mesurer la richesse produite par les habitants du pays, par le pays. En gros la moitié ou presque des richesses produites va à l’Etat ou autres collectivités territoriales. Pas mal non ? Tous ça sous forme de taxes diverses. Parfois on a besoin d’un truc et toc il y a une petite taxe masquée et insidieuse que vous versez à l’Etat. – Une buraliste m’a dit qu’au moins 96 % du prix du paquet de cigarettes va à l’Etat. Le reste au buraliste. Par exemple.

 

Mais en fait ce que prévoient les différents futurs présidents ( surtout Sarkozy) ben ils pourront pas le faire. Et vous savez pourquoi ? Parce qu’ils ont une marge de manœuvre ridicule au niveau économique. Ben si ! Baisse d’impôts : pas possible. Déjà Sarkozy s’était engagé à faire baisser de 4 points les prélèvements obligatoires ( les fameux 44.9% du PIB). Mais voici que Bercy, l’administration centrale des finances prévoit une baisse de 0.4% en 2007 et 0.2% en 2008 pour s’établir en 2008 à 43.8 %. Tout ça à cause de la hausse de la prime pour l’emploi et de la réforme de la taxe professionnelle( 1.1 milliard d’allégements supplémentaires pour les entreprises). On est loin des quatre points promis et encore Bercy est toujours un peu optimiste !

 

Et puis toujours pour vous dire que le ou la futur(e) président(e) aura très peu d’argent à dépenser, parlons de la fameuse croissance. Le consensus des économistes révélé par la Tribune du 5 mars parle d’une croissance moyenne de 1.9% en 2007 et 2% en 2008. On est loin des 3% dont rêve Dominique de Villepin. Les chiffres sont modestes et ne donneront pas beaucoup de marge de manœuvre au futur chef de l’état. Car qui dit croissance modeste , dit moins d’argent produit, récolté, consommé et redistribué.

 

Français méfiez vous ! Je crois qu’on va encore se faire avoir !

 

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"Liberté, égalité, fraternité", la belle utopie

 

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Notre pays la France est basé sur une utopie : " Liberté, égalité, fraternité ". En effet personne en ce bas monde n’est libre. Le président de la France, par exemple, doit rendre des comptes à ses électeurs, les autres ont tous un chef, des actionnaires, doivent rendre des comptes à l’Anpe ou autres institutions. Rien de plus inégal que la vie. Les uns naissent riches, beaux, intelligents, dans une famille aimante, en bonne santé, les autres sont malades et accumulent les problèmes. D’après la déclaration des Droits de l’homme ( autre utopie), " Les hommes naissent libres et égaux en droit " - encore faut-il connaître ses droits- et rien de plus inégal que la naissance. Etre né quelque part, comme dirait l’autre. Quand à la fraternité, les hommes en France ne se comportent pas en frères car tout le monde constate que l’individualisme n’a jamais été aussi fort. Et puis des frères c’est aussi Abel et Caien et tout le monde sait comment ça a fini.

 

Liberté, égalité, fraternité, une utopie, et pas la seule dans nos institutions.

 

J’aimerais que l’on réfléchisse à ce que cela implique. Car les gens ils connaissent cette devise, ils y croient, ils la prennent pour acquise. Et après forcement ils se rendent compte que dans les faits cela ne se passe pas comme ça (forcement c’est une utopie et les utopies c’est impossible à réaliser) Alors ils sont déçus. Ils ne croient plus en rien. Ils ne vont plus voter. Ils se sentent trahis.

 

Pourtant les têtes pensantes continuent d’asséner, " Liberté, égalité, fraternité ". Ils continuent de dire que c’est bien, que c’est beau, que c’est noble ( forcément)

 

Et personne n’explique que c’est impossible à réaliser.

 

Donc forcément il y a un gros décalage entre ce qu’on entend à la télé, à la radio ou lit dans les journaux et ce qu’on vit.

 

Les utopies on nous les assène à l’école, très jeune, et on continue à nous les servir pendant toute notre vie. Ce n’est pas la vérité. Ce n’est pas exact. C’est un héritage de la philosophie des Lumières. Depuis le monde a changé.

 

J’aimerais qu’on réfléchisse aux conséquences que ce mode de communication politique a et peut être aux moyens de communiquer autrement.

 

"  Liberté, égalité, fraternité " on ne peut pas faire sans normalement car c’est la pierre angulaire de notre système. Pourtant psychologiquement les gens s’en sortiraient peut être mieux si on ne leur assénait pas toutes ces utopies et si on leur disait la vérité.

 

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Pour jocelyn charles- Pourquoi je crois à l'évolution des mentalités et au progrès

 

 

 

Quand j’étais petite, mon père m’a transmis deux hontes : la honte d’être alsacien et la honte d’être paysans. Dans les années 70, 80 être paysan ou fermier, ou agriculteur était quelque chose de négatif. On était quelqu’un qui se salit les mains, qui travaille avec le fumier, les bêtes, une personne de mentalité reculée. C’était sale. La ferme pue. Les gens qui travaillent à la ferme puent. Ça pue.

 

En khagne à Metz, un copain à moi me l’a dit d’ailleurs. D’habitude je n’avais pas de problèmes avec cela, le fait d’être fille de paysans. Au collège et à l’école primaire, les gens savaient que j’étais d’une famille importante dans le village et beaucoup avaient aussi des origines paysannes et puis comme j’étais toujours la meilleure en classe, ils avaient besoin de moi, ils admiraient. Au lycée pourtant on a commencé à me donner des surnoms comme " Reine des près " "  Vindiou la Marie " etc….

Donc ce copain de khagne qui était le fils d’un immigré italien, ouvrier et artiste me dit un jour qu’il trouvait que je puais. Je ne comprenais pas car je prenais des douches régulièrement. Je me demandais ce que ce type que j’admirais voulais dire.

J’ai toujours dit la vérité. J’ai toujours dit " agriculteur " pour mon père et pour ma mère je disais souvent " agricultrice " bien qu’une prof m’avait dit qu’il fallait marquer " mère au foyer " car " agricultrice " n’était pas une profession reconnue. Pourtant c’était ma mère qui gèrait la ferme du point de vue des finances et mon père ne s’est jamais occupé des comptes. Elle bossait aux champs comme lui et le boulot il l’ont toujours fait ensemble. D’autres filles ont été plus discriminées que moi. Certaines mentaient quand on leur demandait ce que faisaient leurs parents.

 

Donc pour dire que dans les années 70, 80 être fille d’agriculteur, être agriculteur c’était pas bien vu.

 

Plus tard à la fac, avant d’aller en cours nous avions du déplacer une vache avec ma belle sœur car un gamin qui jouait à la ferme avait cherche ses clefs dans la caillebotis qui était une grille ou reposaient les pieds arrière des vaches et en dessous de laquelle il y a la fosse à purin. Il avait voulu chercher ses clefs, avait soulevé la grille et la vache était tombée avec les pieds arrière (elle était toujours attachée par le cou avec une sangle prévue pour qu’elle ne puisse s’étrangler) dans la fosse. Nous avions peur que la vache à côté d’elle ne tombe aussi et nous l’avons donc déplacée plus loin sur les conseils de l’inséminateur ( un monsieur qui venait inséminer les vaches) qui était venu peu après. Mes parents et mon frère n’étaient pas là. Bref je raconte ça à une de mes copines de fac et elle me dit " Mais c’est drôle. Ah tu es fille d’agriculteur ? Mais qu’est-ce que tu fais là ? " ça voulait dire pourquoi fais-tu des études ? Je lui ai expliqué qu’il fallait que je me trouve un travail comme tout le monde.

 

Dans les années 90, 2000, les mentalités ont peu à peu changées. La ferme est devenue à la mode. Il y avait de plus en plus de films, de livres sur les paysans, des marques de vêtement ont fait des collections avec des animaux de la ferme, il y a eu ces motifs de vache qui apparaissaient partout. Bref je crois vraiment que quelque chose à changé.

 

Et d’ailleurs mon neveu qui a huit ans est très fier de son père " agri " et n’éprouve aucune gêne à en parler. Dans son esprit c’est quelque chose de totalement positif.

 

Donc pour jocelyncharles qui pense que les mentalités n’évolueront jamais en ce qui concerne le racisme, je lui dis qu’il pourrait avoir quelque bonne surprise dans les années à venir. Non pas que le racisme disparaisse. Ce genre de chose est assez inhérent à la nature humaine et je ne pense pas que les discriminations disparaîtront un jour. Ce serait trop beau. Mais attendons dix ans, vingt ans. Si Le pen ne passe pas, nous aurons sans doute quelque bonne surprise, une bonne surprise déjà enfouie en nous.

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La déculturation

 


 

 

-Tu sais dans mon pays, dans la ville d'où je viens et où je vais en vacances, tout le monde se connaît.

-Oui, c’est comme dans mon village, tout le monde se connaît.

-Ah bon ben c’est comme chez moi un peu.

-Oui. Comment tu fais pour bien vivre ici ? Tu n’as pas eu de problèmes tu disais ?

-Il faut s’adapter, apprendre les nouvelles règles, les règles du nouveau pays.

-Oui moi aussi, j’ai du m’adapter à la ville, apprendre ses règles, apprendre que Dieu est mort au cours de philo et je l’ai cru. Tu crois en Dieu ?

-Oui. J’avais une amie avec qui j’aimais discuter. Elle était catholique très pratiquante. Elle fleurissait une église.

-….

-….  

Les champs inspirent Dieu. Les chants aussi.

-Pourquoi crois-tu en Dieu ?  

-C’est dans mon enfance. On m’a dit Dieu est bon, Dieu est grand, et puis on m’a emmené à la mosquée.  

-Moi j’allais à la messe et j’ai lu la Bible. J’ai fait un concours biblique organisé par des protestants.   

-…  

-J’ai demandé au curé si c’était possible. Il a dit oui. Tu as lu le Coran ?  

-Oui je l’ai lu.  

-J’ai inventé un mot.  

-Oh Herade ! dit-elle en riant  

-La déculturation.

-Qu’est ce que c’est ?

-C’est ce que nous avons vécu. Renier sa culture d’origine pour s’adapter à la nouvelle. Oui c’est douloureux mais on a pas le choix. Les nouvelles règles sont juste un peu difficiles à installer.  

-Le mieux c’est de les apprendre et de les juxtaposer aux anciennes et c’est ce que j’ai fait.  

-Pas moi, j’ai trahi, tout renié en bloc. Puis je suis revenu en arrière et je me suis promis de ne plus jamais trahir quel qu’en soit le prix à payer.

-Quand mes parents sont venus ici, ils ont du s’adapter.  

-Les miens sont resté au village. Ils ont évolué mais pour eux rien n’a changé. Maintenant je fais comme toi. Je n’essaye plus de sortir mon passé de moi-même. Je juxtapose ce que mes parents m’ont appris à ce que m’apprend la ville.

- Tu étais un peu destructrice pour toi-même.  

-On apprend.  

-Oui, on apprends.

 

 

 

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"Professeur cherche élève ayant désir de sauver le monde"

 

 


Ce livre de Daniel Quinn (philosophe de l’écologie, futurologue et poète)- en anglais "My Ismael"-  raconte l’histoire d’un petite fille qui se fait coacher par un gorille télépathe pour qu’elle aille mieux et accomplisse ses rêves.

Il est intéressant par plusieurs aspects. Il donne une autre lecture du progrès humain. D’après lui les hommes n’auraient pas découvert l’agriculture d’un coup au néolithique mais en connaissaient déjà la technique bien avant. Simplement ils étaient bien comme ils étaient et ne voyaient pas la nécessité de devenir sédentaires ou de la pratiquer assidûment. L’auteur explique le progrès par le fait qu’on ai mis la nourriture sous clé pour que tout le monde soit obligé de travailler. C’est une thèse. Quand je rentre chez moi l’hiver je suis bien contente de pouvoir me mettre au chaud. Bien sûr si je vivais dans une contrée plus chaude je crois que ça ne me dérangerait pas de vivre dans une cabane et de paresser toute la journée en mangeant ce que je trouve. Et nos origines sont africaines je crois.

 

Une autre théorie du livre qui me tiens à cœur c’est ce que je vois en Internet. D’après l’auteur nous arriverons à régler certains problèmes surtout les problèmes écologiques en transmettant nos idées au niveau mondial et en avançant comme lors de la révolution industrielle. Internet rend cela possible. Ce média rend possible la transmission d’information, de trucs, d’astuces à l’échelle du monde et peut aider à générer des idées. Malheureusement il y a à boire et à manger sur Internet. Ce média ne transmet pas seulement des informations constructives et objectives.

 

Pourtant parfois on est étonné de constater que les mentalités changent plus vite qu’on ne croit. Quand on sort dans la rue, qu’on ouvre la télé, qu’on va faire ses courses.

 

Dans tous les cas je vous conseille la lecture de ce livre.

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Traps and snares

En réponse à l'inflation demesurée de mots sur internet aux attaques dénuées de tout bon sens de certains je me permets de publier ici un exercice de version auquel Monsieur Michelet, enseignant à présent à la retraite nous avait soumis en avril-mai 92. Je vous épargne la version anglaise pleine de faux amis très tendencieux pour les francophones.


 

Pièges et attrape-nigauds

 

On ne devrait jamais être trop catégorique sur les significations des mots. Ils peuvent vous battre à plat de couture. Quel que soit votre pouvoir d’analyser vos idées, si bien pesé que soit votre discours, les mots vous trahissent souvent. Ils ne sont pas très différents des oiseaux communs.

Quand bien même votre chargeur est bourré de mots, leur apparition ne peut pas forcement être maîtrisée. Certains invitent immédiatement à la critique, d’autres sont si stupides que vous ne pouvez vous remettre de les avoir employés. Leur orthographe peut vous faire courir à la ruine. Et il est toujours difficile de s’exprimer en mots à la fois clairs et sans flamboyant. Prenez garde : certains esprits sublimes, s’aidant de leur plume semblent donner cours à de telles imprudences… Et quelques imposteurs sont assurés d'avoir le dessus sur la plupart des gens grâce à de la simple emphase ou à du simple fanatisme.

Malheureusement, on ne peut pas vouer les mots à l’oubli comme de médiocres marionnettes. Même si vous êtes familiers avec eux, il faut que vous soyez poli envers eux. D’ailleurs il y a des mots de catégories, de genres très divers : certains ont un sens large, certains sont indifférents, la plupart d’entre eux sont efficaces.

Par surcroît, un homme trouvera à redire à l’un d’entre eux tandis que l’autre n’y verra aucun défaut. Même, un choix de mots trop recherché peut être inefficace.

 

L’ingéniosité est méritoire mais elle peut manifester une tendance tyrannique ou un caractère mesquin. L’utilisation de mots usés de façon à leur rendre leur plénitude est une assez belle occupation. La plupart des écrivains semblent aller à son encontre. Un moyen terme entre ces deux options serait d’ajourner l’acte d’écriture jusqu’à ce que tout désir de grossir ou d’édulcorer les mots aient été guéri ou amendé.

 

Mais nos esprits tendancieux ne peuvent pas supporter de se voir démasqués. Ils sont sensibles aux flatteries de la vanité au lieu de domestiquer leurs capacités naturelles.

 

Les mots ornent la vie. Ils sont propres à captiver l’imagination. Ils chantent la beauté sur tous les tons. Ils dominent nos émotions. Le langage est une armure. Et ceux qui y portent atteinte ou essayent de la corrompre ou de la regarder de haut, qu’ils en aient ou non la compétence; sont passibles de poursuite judiciaire. Il y a des circonstances atténuantes, de la profession d’homme de loi ou de récit touchant ou émouvant qui peuvent décourager tout débat.

Mais un excès de mots est une maladie grave et ses interprètes, ses portes paroles horripilants ont droit aux soins de médecins magnanimes et de psychologues.

Les consommateurs de mots tendent à être de parfaits menteurs ou dans le meilleur des cas de personnes gênantes et pontifiante. Face à l’une de ces personnes, un homme normalement modéré deviendra irritable, deviendra même furieux, aura envie de renvoyer de tels trompeurs flamboyants et pourtant absolument nuls.

Mais à y bien réfléchir, est-ce que tout ce long discours n’a pas été un triste exemple de griserie verbale. Et n’est ce pas une image adéquate de la profusion de mots qui va faire pâlir d’angoisse l’étudiant et le faire retomber dans des égarements aussi ardents, fougueux qu’enjoués et folâtres. 

 

Traduction de " Traps and Snares " , un texte sur les " faux amis " de Monsieur Michelet, professeur de version à l’université Marc BLOCH de Strasbourg- printemps 1992- traduit le 07 janvier 07 avec l’aide de mes notes de cours.

Images Flick.fr 

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Nettoyer écolo et économique : vinaigre, bicarbonate de soude, sel , savon de marseille




Pour les bienfaits de dame Nature je me permets de poster un mail reçu récemment :

Salut ma petite Amalia,

Voilà mes recettes (j'ai posté ça sur mon site de motards, donc t'inquiète
pas, y'a des références qui vont te sembler bizarres, mais l'essentiel y
est) :-)



NETTOYER ECOLO ET ECONOMIQUE


Depuis un moment j'ai remplacé tous mes produits ménagers (ou presque), par
un truc tellement vieux qu'on en avait oublié l'existence. Je vous en fais
profiter ici, mais c'est pas moto, ni bouffe, juste pour ceux (celles ?) qui
se soucient un peu de préserver notre planète..

Il s'agit du bon vieux vinaigre blanc, qu'on trouve en supermarché ou en
droguerie. Je précise qu'il sent le vinaigre (dingue, non ?) à l'
utilisation, mais qu'au séchage toute odeur gênante disparaît. De plus, le
rincage de ce produit ne nécessite que très peu d'eau, puisque pas de
mousse.


Utilisation : pur, sur un chiffon, en vaporisateur.

Je fais désormais les nettoyages suivants, (presque) tous testés et trouvés
plus efficaces que les produits ménagers achetés (cher) au supermarché :


- Laver les sols carrelage, ou les carrelages de salle de bain : diluer dans
un seau d'eau tiède une poignée de savon de Marseille en paillettes (si vous
le souhaitez, mais pas indispensable) et deux verres de vinaigre blanc (pas
de rincage). Pour une bonne odeur, on peut ajouter 2 ou 3 gouttes d'HE de
Lavande ou de Tea Tree. Pour les carreaux de douche : pur, et on peut
laisser agir à volonté (puis rincer).

- Laver les vitres : si elles sont très sales, faire une première passe avec
un chiffon et de l'eau chaude. Sinon, étape suivante, un chiffon et un
vaporisateur de vinaigre blanc. Pour la finition, évidemment, utiliser le
bon vieux papier journal roulé en boule et humidifié au vinaigre.

- Laver les chromes et les sanitaires (lavabo, baignoire, WC, bidet) : un
vapo de vinaigre blanc pschitt pschitt, et hop, frotter avec un chiffon,
puis rincer. Si vous avez des taches de vieux calcaire (j'en avais sur mon
bidet-ki-sert-jamais), bien mouiller au vinaigre sur les parties à
décrasser, en mettre un peu sur du papier absorbant ou un chiffon, enrober
le tout, et laisser agir quelques heures (on peut ajouter du sel dans cette
toutouille, ça potentialise l'effet).

- Idem pour les chiottes superbement auréolées de calcaire, verser un bon
bol de vinaigre chauffé dans la cuvette, brosser et laisser agir quelques
heures ou une nuit (oui, oui, faut se retenir de faire pipi, je sais, c'est
pénible)  Brosser le lendemain, ouch !!! ça brille (je vous jure).
Maintenant, vous pouvez pisser dans des chiottes propres (un régal).

- Lave-vaisselle : jeter à la poubelle le produit de rincage
kicoutelapeaudescouilles, et remplacer par du vinaigre (même endroit, mêmes
effets) : les verres deviennent rutilants. Une fois par mois, vous pourrez
vous économiser un gros entartrage du lave-vaisselle en lui versant dans la
bouche un litron de ce vinaigre blanc et en le faisant tourner à vide. Il
vous dira merci de lui éviter une arthrose galopante.

- Lave-linge : en-dehors du fait que je n'utilise plus depuis belle lurette
de lessive (enfants allergiques), mais des paillettes de savon de Marseille
(2 poignées par lessive, direct in the tambour), je fous à la place de l'
adoucissant une rasade (dans le bac adoucissant) de vinaigre blanc. Achtung,
ça sent space quand vous sortirez le linge, mais l'odeur se casse à 100 % en
séchant, pis on peut mettre aussi qq gouttes d'HE de ce que vous voulez pour
donner une odeur (pour les inconditionnels du « linge qui doit sentir
kèkchose ». Perso, j'y fous rien, j'aime que mon linge sente juste le lavé,
quoi. Sinon, même punition qu'avec le lave-vaisselle, tous les mois, hop, un
litron dans le bec et faire tourner à vide, byebye le calcaire. NB : le
vinaigre en guise d'adoucissant rend le linge soyeux, ravive les couleurs,
et finit de décrasser ce qui ne l'était pas.

- Déboucher les canalisations : une tasse de
bicarbonate de soude, une tasse de vinaigre blanc. Mettre dans les canalisations   ( je mets d'abord le bicarbonate car si on mélange ça gonfle) et laisser agir une heure, puis rincer à l'eau chaude.

- Evidemment, je nettoie mes poubs, bacs à linge et autres
contenants-ki-puent en y versant de l'eau chaude additionnée de vinaigre,
ainsi que l'évier, le plan de travail (achtung : jamais sur le marbre
!!!!!!!), les miroirs, écrans TV et ordi, téléphone, frigo, pffff, en fait,
je crois que je fais tout avec ce truc magique.

- Pour ceux qui ont, comme moi, une cuisine en lino : ½ verre de bicarbonate de soude et ½ verre de copeaux de savon dans un seau d'eau tiède. Et hop, ça
briiiiiiille !!

- Les mecs qui auront lu jusque là (on peut rêver) trouveront ici un conseil
judicieux pour décoller les étiquettes de mauvais goût qu'ils ont mis sur
leur moto ou ailleurs : imbiber la vilaine de vinaigre bien chaud, laisser
agir et zou, c'est parti !

- Autres usages magiques et peu chers : pas acheté d'Apaisyl et bouffé par
les moustiques ? Vinaigre. Un gros vilain coup de soleil parce qu'on a
brico^^groké tout l'aprèm au soleil ? Vinaigre. Cheveux moches et ternes ?
Vinaigre dans l'avant dernier rincage des tifs (sinon ça pue un peu
beaucoup, jusqu'à ce que ça sèche).

Voilà, moi j'ai testé, je voulais vous en faire profiter, parce que bon, les
Cif, Monsieur Propre, Ajax vitres, Destop, Antikal, Bref WC, Soupline et
compagnie, ben j'en avais marre.

Note :  *Le bicarbonate de soude se trouve en supermarché au rayon sel en général - bien moins cher qu'en pharmacie. 

 

 

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Echec de la politique de la ville et solutions

      

 
Dans un entretien consacré à " La gazette des communes ", Jacques Donzelot, sociologue conseiller au Plan urbanisme construction et architecture, explique : "  L’échec de la politique de la ville est tout d’abord celui d’une politique publique qui s’est concentrée progressivement sur le traitement des lieux au détriment des habitants ".

 

La politique de la ville c’est en partie ce qu’on fait pour traiter des zones urbaines sensibles. Ce qu’on a fait n’a pas marché car toujours d’après ce Monsieur dans les années 80 la logique de développement social des quartiers avait pour ambition de mobiliser les personnes et de valoriser leur capacité à changer la donne. Faute de savoir faire et de moyens cette politique a basculée vers une approche urbanistique du sujet : on a détruit des immeubles pour construire du neuf et on a prôné la mixité sociale. C’est là qu’on a encouragé les classes moyennes à venir s’installer dans ces bâtiments neufs et on a déplacé des habitants "  des cités " vers des logements d’autres zones urbaines. Cette politique s’est avérée être un échec car elle n’a fait que dresser les habitants les uns contre les autres. On voulait faire des quartiers des zones dessinées sur le papier et on a ignoré leur spécificité, leur place dans la ville. Les habitants qui se sont vus déplacés ont vécu cela comme une humiliation. Ils avaient l’impression d’être déplacé comme des bestiaux. De même la rénovation des quartiers est vécue souvent par la population comme une contrainte souvent humiliante.

 

Alors les solutions : voili voilà elles arrivent.

 

Tout d’abord Monsieur Donzelot nous cite l’exemple de la Grande Bretagne et de son " Local strategy partnership " qui consiste à élire un représentant de chaque catégorie d’habitants du quartier ( retraité, jeunes, minorités ethniques, etc). Chaque groupe ou sous groupe est partie prenante à l’action engagée dans le quartier. Cette méthode permet d’éviter le processus de ghettoïsation et de méfiance des uns vis à vis des autres et en termes d’investissement elle coûte 5% du coût de la rénovation.

 

Et puis, et puis , il faut favoriser la mobilité dans les quartiers. Ceci veut dire qu’il faut surtout faire des efforts pour permettre aux gens d’améliorer leurs conditions : emploi, logement, scolarité. Il faut favoriser la mobilité sociale.

 

Ben y a du boulot !

 

D’après un article de H. J. " La gazette des communes "

Jacques Donzelot : Quand la ville se défait : Quelle politique face à la crise des banlieues ?, éditions du Seuil

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Autosuffisance énergétique et mixité sociale dans la politique de la ville

      

      Image de Flick.fr

En lisant la Gazette des communes du 30 octobre 2006 ( eh oui ça date) j’ai repéré deux articles intéressants à mon sens.

 

Le premier relate une expérience réalisée à Güssing, une commune autrichienne arrivée à être autosuffisante en énergie, le second est l’interview de Jacques Donzelot, sociologue à l’occasion d’un dossier sur la " politique de la ville " (entendez ce qu’on fait pour réduire les problèmes des banlieues)

 

Güssing donc : Seule commune d’Europe à afficher une totale autonomie énergétique, elle doit son exploit à une nécessité de survie. En effet à la fin des années 80, Güssig affiche un déclin qui semble inexorable avec l’exode de ses habitants (7 habitants sur dix travaillent à Vienne ou à Graz, la population passe de 4800 à 4000 habitants en quelques années), une industrie inexistante ( 50 passés en lisière du rideau de fer), une agriculture qui ne suffit pas à faire vivre les paysans.

En réfléchissant aux moyens d’attirer les investisseurs, les élus de Güssig réalisent alors qu’ils disposent sur place de supports d’activité tels que le soleil, les produits agricoles et la forêt qui couvre 40 % du territoire.

Güssing a trouvé un soutien auprès de l’EEE, Europäisches Zentrum für erneubare Energie( Centre européen des énergies renouvelables) qui intervient dans la recherche, la formation et le montage de projets.

Dès 1991 la production de gazole à partir de colza alimente le réseau national de carburants.

En 1996 la commune relie son réseau de chaleur à une centrale de cogénération au bois. Cette centrale, la première du genre au monde a coûté 10 millions d’euros. C’est un groupe de forestiers implantés dans un rayon de 35 kilomètres qui assure l’approvisionnement du site (13 000 tonnes par an)

L’énergie produite par cette centrale excède la consommation de la commune et est vendue à 15 centimes d’euro le kilowattheure. L’énergie produite par le bois permet une économie de 30% pour le consommateur.

En dix ans, Güssing a attiré une cinquantaine d’entreprises fortement consommatrices d’énergie notamment les deux premiers producteurs nationaux de parquets.

Une autre centrale de congénération a été créé à Strem à quelques kilomètres qui exploite divers produits comme le trèfle, le maïs, le colza ou la paille. Les cultures énergétiques offrent une activité d’appoint aux agriculteurs qui sont parallèlement serruriers ou menuisiers car l’agriculture ne les fait pas vivre.

Le centre de Güssing a développé une activité d’écotourisme et mène des recherches sur la gazéification du bois en vue de produire un gaz proche du gaz naturel ou un biocarburant.

" Les énergies renouvelables ne font plus ricaner, constate Daniela Augustin, chargée de mission à EEE. Le scepticisme de certains a cédé la place à un propos unanime : " on " a eu raison de prendre cette orientation. Car l’avantage économique de la biomasse sur les énergies fossiles est aujourd’hui flagrant ".

 

D’après un article de Laurence Madoui – La gazette des communes- 30 octobre 2006

 

L’interview du sociologue dans un prochain post.

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Tanta Maria et les vaches

 

 


 

 

Tante Maria court dans la grange ! Ce midi, je l’ai vue. Elle dit aux autres qu’elle allait fumer une cigarette et sortit. Je la suivis. Quand je la vis, elle courrait vite de long en large sans s’arrêter. Parfois on avait l’impression qu’elle restait un peu suspendue en l’air avec ses jambes bottées qui montaient et descendaient comme des ciseaux. Comme elle faisait du bruit, les vaches la regardaient. Et puis tout à coup, elle s’arrêta, essoufflée devant une vache bien précise. Cette vache était habitée d’une drôle de force : elle avait un drôle de corps, une drôle de tête aussi. On eût dit qu’elle avait du foin autour d’elle alors que je sais pertinemment que dans une caillebotis (enclos pour vache avec une grille derrière où tombent les excréments et du caoutchouc pour dormir), il n’y a pas de foin. Cette vache se démarquait singulièrement de ses compagnes : c’était une hors-la-loi. Elle la regarda méfiante. C’est comme si elle avait voulu libérer la force contenue dans l’animal. Elle avait l’air de craindre ses airs réprobateurs. Alors elle fit une chose. Elle scruta l’animal et l’énerva pour qu’il fume, écume de colère, se détache (il ne faut pas énerver le bétail pendant la journée car il donne moins de lait le soir et les animaux colériques sont dangereux) et soit libre. Mais la vache regarda tranquillement Tante Maria et cligna des yeux.

- Tu es intelligente, toi, dit Maria qui avait l’air étonnée par la faculté de détachement de l’animal, sa supériorité tranquille.

Puis Maria comprit. Elle utilisa ce que la vache lui avait enseigné. Elle passa à la voisine, la regarda et cligna des yeux. La vache cligne ! ça marche !

 Sans le savoir, l’hors-la-loi lui avait enseigné la façon de répandre la paix soit avec vous chez les vaches : il suffisait de cligner des yeux.

Après elle est allée cligner deux ou trois fois chez d’autres vaches et je me suis bien cachée parce qu’elle est rentrée dans la cuisine. Puis je suis rentrée dans la cuisine aussi et j’ai dit que j’étais allé m’aérer. Les autres buvaient encore leur café.

 La prochaine fois que Tante Maria viendra à la ferme je regarderai si elle court encore. Elle a pas le droit d’énerver les vaches comme ça et après tout on ne parle pas aux animaux. Ils comprennent rien de toute façon. Moi je ne parlerais jamais aux vaches. Je m’intéresse plus aux machines.

 

 

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