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reflexions

Du nouveau sur la planète finance

 

D’après un article de Claire Guélaud du "Monde" du 08/03/07 intitulé "  Le quinquennat s’achève sur une pression fiscale record et un rebond sur le pouvoir d’achat ", les chiffres une fois de plus nous réservent des surprises.

 

Je vous invite à lire cet article car il est édifiant. Il démontre une fois de plus que nos perceptions des choses et le miroir que nous renvoient les candidats à la présidentielle sont faussés.

 

Commençons par le commencement. Le revenu disponible brut des ménages (RDB) qui est l’ensemble de leurs revenus net d’impôts et de cotisations a progressé. Non ! Ben si : 2.5 % en 2006, 3 % en 2007 et devrait progresser de 2.8 % en 2008 – d’après Bercy. Bon je suis d’accord les prix ont aussi beaucoup augmentés – logement, alimentation, etc- et la vie est chère. N’empêche.

 

Continuons par un truc marrant. Le gouvernement de droite qui arrête pas de promettre baisse d’impôts et de charges a fait vivre aux français cette année un record de hausse du taux de prélèvement obligatoire ( qui mesure le poids des impôts et des cotisations sociales par rapport à la richesse nationale). En 2007 le PO a augmenté de 0.4 % pour s’établir à 44.4% du PIB (record avec 1999 ou il atteignait 44.9%). Le PIB comme tout le monde le sait est le fameux Produit intérieur brut et sert à mesurer la richesse produite par les habitants du pays, par le pays. En gros la moitié ou presque des richesses produites va à l’Etat ou autres collectivités territoriales. Pas mal non ? Tous ça sous forme de taxes diverses. Parfois on a besoin d’un truc et toc il y a une petite taxe masquée et insidieuse que vous versez à l’Etat. – Une buraliste m’a dit qu’au moins 96 % du prix du paquet de cigarettes va à l’Etat. Le reste au buraliste. Par exemple.

 

Mais en fait ce que prévoient les différents futurs présidents ( surtout Sarkozy) ben ils pourront pas le faire. Et vous savez pourquoi ? Parce qu’ils ont une marge de manœuvre ridicule au niveau économique. Ben si ! Baisse d’impôts : pas possible. Déjà Sarkozy s’était engagé à faire baisser de 4 points les prélèvements obligatoires ( les fameux 44.9% du PIB). Mais voici que Bercy, l’administration centrale des finances prévoit une baisse de 0.4% en 2007 et 0.2% en 2008 pour s’établir en 2008 à 43.8 %. Tout ça à cause de la hausse de la prime pour l’emploi et de la réforme de la taxe professionnelle( 1.1 milliard d’allégements supplémentaires pour les entreprises). On est loin des quatre points promis et encore Bercy est toujours un peu optimiste !

 

Et puis toujours pour vous dire que le ou la futur(e) président(e) aura très peu d’argent à dépenser, parlons de la fameuse croissance. Le consensus des économistes révélé par la Tribune du 5 mars parle d’une croissance moyenne de 1.9% en 2007 et 2% en 2008. On est loin des 3% dont rêve Dominique de Villepin. Les chiffres sont modestes et ne donneront pas beaucoup de marge de manœuvre au futur chef de l’état. Car qui dit croissance modeste , dit moins d’argent produit, récolté, consommé et redistribué.

 

Français méfiez vous ! Je crois qu’on va encore se faire avoir !

 

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"Liberté, égalité, fraternité", la belle utopie

 

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Notre pays la France est basé sur une utopie : " Liberté, égalité, fraternité ". En effet personne en ce bas monde n’est libre. Le président de la France, par exemple, doit rendre des comptes à ses électeurs, les autres ont tous un chef, des actionnaires, doivent rendre des comptes à l’Anpe ou autres institutions. Rien de plus inégal que la vie. Les uns naissent riches, beaux, intelligents, dans une famille aimante, en bonne santé, les autres sont malades et accumulent les problèmes. D’après la déclaration des Droits de l’homme ( autre utopie), " Les hommes naissent libres et égaux en droit " - encore faut-il connaître ses droits- et rien de plus inégal que la naissance. Etre né quelque part, comme dirait l’autre. Quand à la fraternité, les hommes en France ne se comportent pas en frères car tout le monde constate que l’individualisme n’a jamais été aussi fort. Et puis des frères c’est aussi Abel et Caien et tout le monde sait comment ça a fini.

 

Liberté, égalité, fraternité, une utopie, et pas la seule dans nos institutions.

 

J’aimerais que l’on réfléchisse à ce que cela implique. Car les gens ils connaissent cette devise, ils y croient, ils la prennent pour acquise. Et après forcement ils se rendent compte que dans les faits cela ne se passe pas comme ça (forcement c’est une utopie et les utopies c’est impossible à réaliser) Alors ils sont déçus. Ils ne croient plus en rien. Ils ne vont plus voter. Ils se sentent trahis.

 

Pourtant les têtes pensantes continuent d’asséner, " Liberté, égalité, fraternité ". Ils continuent de dire que c’est bien, que c’est beau, que c’est noble ( forcément)

 

Et personne n’explique que c’est impossible à réaliser.

 

Donc forcément il y a un gros décalage entre ce qu’on entend à la télé, à la radio ou lit dans les journaux et ce qu’on vit.

 

Les utopies on nous les assène à l’école, très jeune, et on continue à nous les servir pendant toute notre vie. Ce n’est pas la vérité. Ce n’est pas exact. C’est un héritage de la philosophie des Lumières. Depuis le monde a changé.

 

J’aimerais qu’on réfléchisse aux conséquences que ce mode de communication politique a et peut être aux moyens de communiquer autrement.

 

"  Liberté, égalité, fraternité " on ne peut pas faire sans normalement car c’est la pierre angulaire de notre système. Pourtant psychologiquement les gens s’en sortiraient peut être mieux si on ne leur assénait pas toutes ces utopies et si on leur disait la vérité.

 

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Traps and snares

En réponse à l'inflation demesurée de mots sur internet aux attaques dénuées de tout bon sens de certains je me permets de publier ici un exercice de version auquel Monsieur Michelet, enseignant à présent à la retraite nous avait soumis en avril-mai 92. Je vous épargne la version anglaise pleine de faux amis très tendencieux pour les francophones.


 

Pièges et attrape-nigauds

 

On ne devrait jamais être trop catégorique sur les significations des mots. Ils peuvent vous battre à plat de couture. Quel que soit votre pouvoir d’analyser vos idées, si bien pesé que soit votre discours, les mots vous trahissent souvent. Ils ne sont pas très différents des oiseaux communs.

Quand bien même votre chargeur est bourré de mots, leur apparition ne peut pas forcement être maîtrisée. Certains invitent immédiatement à la critique, d’autres sont si stupides que vous ne pouvez vous remettre de les avoir employés. Leur orthographe peut vous faire courir à la ruine. Et il est toujours difficile de s’exprimer en mots à la fois clairs et sans flamboyant. Prenez garde : certains esprits sublimes, s’aidant de leur plume semblent donner cours à de telles imprudences… Et quelques imposteurs sont assurés d'avoir le dessus sur la plupart des gens grâce à de la simple emphase ou à du simple fanatisme.

Malheureusement, on ne peut pas vouer les mots à l’oubli comme de médiocres marionnettes. Même si vous êtes familiers avec eux, il faut que vous soyez poli envers eux. D’ailleurs il y a des mots de catégories, de genres très divers : certains ont un sens large, certains sont indifférents, la plupart d’entre eux sont efficaces.

Par surcroît, un homme trouvera à redire à l’un d’entre eux tandis que l’autre n’y verra aucun défaut. Même, un choix de mots trop recherché peut être inefficace.

 

L’ingéniosité est méritoire mais elle peut manifester une tendance tyrannique ou un caractère mesquin. L’utilisation de mots usés de façon à leur rendre leur plénitude est une assez belle occupation. La plupart des écrivains semblent aller à son encontre. Un moyen terme entre ces deux options serait d’ajourner l’acte d’écriture jusqu’à ce que tout désir de grossir ou d’édulcorer les mots aient été guéri ou amendé.

 

Mais nos esprits tendancieux ne peuvent pas supporter de se voir démasqués. Ils sont sensibles aux flatteries de la vanité au lieu de domestiquer leurs capacités naturelles.

 

Les mots ornent la vie. Ils sont propres à captiver l’imagination. Ils chantent la beauté sur tous les tons. Ils dominent nos émotions. Le langage est une armure. Et ceux qui y portent atteinte ou essayent de la corrompre ou de la regarder de haut, qu’ils en aient ou non la compétence; sont passibles de poursuite judiciaire. Il y a des circonstances atténuantes, de la profession d’homme de loi ou de récit touchant ou émouvant qui peuvent décourager tout débat.

Mais un excès de mots est une maladie grave et ses interprètes, ses portes paroles horripilants ont droit aux soins de médecins magnanimes et de psychologues.

Les consommateurs de mots tendent à être de parfaits menteurs ou dans le meilleur des cas de personnes gênantes et pontifiante. Face à l’une de ces personnes, un homme normalement modéré deviendra irritable, deviendra même furieux, aura envie de renvoyer de tels trompeurs flamboyants et pourtant absolument nuls.

Mais à y bien réfléchir, est-ce que tout ce long discours n’a pas été un triste exemple de griserie verbale. Et n’est ce pas une image adéquate de la profusion de mots qui va faire pâlir d’angoisse l’étudiant et le faire retomber dans des égarements aussi ardents, fougueux qu’enjoués et folâtres. 

 

Traduction de " Traps and Snares " , un texte sur les " faux amis " de Monsieur Michelet, professeur de version à l’université Marc BLOCH de Strasbourg- printemps 1992- traduit le 07 janvier 07 avec l’aide de mes notes de cours.

Images Flick.fr 

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Ma visite chez les Bahaï

      

 

Les Bahaïs sont des gens qui ont une religion intéressante. Ils estiment que certains nouveaux prophètes dans le monde apportent une évolution dans le religieux.
Ils prônent la paix dans le monde et disent que ça arrivera. Le fondateur de cette religion est une personne perse du 19 e siècle, Balahullah qui a été persécuté mais a laissé beaucoup d’écrits.

 Les Bahaï ne forcent personne à rien. Ils ne font pas de prosélytisme. Les décisions à prendre se prennent de manière collégiales. Des prières quotidiennes sont prescrites mais on ne force pas les gens, on ne les culpabilise pas.

J’ai été invitée chez des personnes comme ça , deux personnes âgées et leur fille qui avaient organisé un repas. La maison était grande et belle. J’ai été très étonnée car je m’attendais à trouver des personnes vieilles ayant mal partout.

Mais ce n’était pas ça. Le vieux monsieur était d’une courtoisie exquise et la vieille dame très belle et courtoise aussi. Le repas était très bon et raffiné. J’allais dehors pour fumer. Nous avons discuté de choses et d’autres, de ma religion catholique, de leur religion Bahaï.

D’autres invités discutaient également. Je me suis sentie très bien. J’ai fait très attention à rester courtoise. En partant j’avais envie de devenir Bahaï. Mais je me suis souvenue qu’un jour quelqu’un m’a dit qu’il valait mieux rester ce qu’on était.

En effet le religieux et ses rites sont pour moi intimement liés à l’enfance . J’ai le souvenir d’un sentiment religieux quand j’étais une petite fille. Je me vois à l’église, dans la sacristie avec le curé d’alors. Si je devenais Bahaï je devrais apprendre de nouveaux rites et tout cela ne serait plus pareil. Pour moi il est plus constructeur de rester catholique.

Pourtant les principes Bahaï d’un seul Dieu, d’une évolution du Monde et du religieux, j’y crois et les fais miens. Peut être qu’un jour je deviendrai vraiment Bahaï.

 

 

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