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Articles avec #poesie catégorie

Une fois n'est pas coutume : un vieux poême

Le long silence des âmes

Qui ne se connaissent plus

Et se taisent avides

Sans le savoir

Folie des uns folie des autres

Elles hésitent entre plusieurs signes

Qui tourbillonnent autour d’elles

Et dorment d’un savoir abyssal

D’un silence de tombeau

Que la parole et l’épreuve seules

Peuvent réveiller

en mêlant.

 Et puis je vous rappelle que le député qui a fait voter l'abolition de l'esclavage était Victor Schoelcher, un alsacien. bisous.

 

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Je marcherai...

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Je marcherai

Je construirai des ponts

J’aurai mal à la tête

Je ne sais pas d’où  je vais sortir cela

Mais je vais le sortir

On m’aidera

On prendra soin de moi

On m’a déjà aidée

 

 

J’ai un enfant dans le ventre

Je ne dors plus

Et tout effort me devient si pénible

Barres de fer dans la tête au quotidien

Je ne sais pas d’où  je vais sortir tout cela

Mais je vais le sortir

Sans médicaments

Je marcherai

Je construirai des ponts

Et pourquoi me brime-t-on ?

Il faut faire  place à cet enfant

 

On m’aidera

On m’a déjà aidée

J’irai cette fois

Jambes  transpercées par les épées

Je marcherai cette fois

Je ne ferai pas demi-tour

Oh mon Dieu donnez moi le sommeil !

 

 

S je dois souffrir ; je souffrirai

Si je dois plaquer mon mec je le plaquerai

Je trouverai un chemin

Je vais souffrir

Je le sais

Oh mon Dieu donne moi un chemin !

Je voudrai le sommeil et la patience

Pourquoi me brime-t-on ?

Je voudrais trouver le sommeil

 P1020444.JPG

 

 

Je marcherai

Je construirai des ponts

J’aurai mal à la tête

Je ne sais pas d’où je vais sortir cela mais je vais le sortir

On m’aidera

On prendra soin de moi

On m’a déjà aidée

 

Sans médicaments

Mon corps se transforme

J’ai du mal à me concentrer

Mon mec n’est pas là

Il fuit

Tout ça n’a qu’à aller tout seul

Et comment je vais le faire vivre l’enfant ?

J’en ai assez d’être pauvre.

 

Je marcherai

Je construirai des ponts

J’aurai mal à la tête

Je ne sais pas d’où je vais sortir cela

Mais je vais le sortir

On m’aidera

On prendra soin de moi

On m’a déjà aidée

 

 

 

 

 

 

 

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Ton petit brin de fantaisie mon amour...

Ton petit brin d’enthousiasme mon amour

Ton air malgache ennamouré

Tes yeux d’enfant étonnés

Ta chaleur et ton énergie

Tes doutes qui t’énergisent

Ta sagesse salomonesque

Ta peau noire

Ton sang  noir qui te chauffe et colore ton corps

Ton métabolisme d’athlète

Ton esprit de compétiteur

Ton corps si robuste et vivant

Ce sang qui irrigue et réchauffe

Plein de vie et de pulsions pour la plupart maîtrisées

Tes lunettes qui font que tu n’es pas parfait

Ton trop plein d’énergie qui t’attire les foudres des voisins

Oui je sais tu aimes vivre la nuit

Tu aimes chanter

Ta gentillesse et ton bon cœur

Ta philosophie froide

Ton insensibilité

Ton manque de compassion

Ton manque d’objectivité

Quand tu es concerné

Tes doutes

Tes peurs

Ton respect de la loi et de la sécurité

Ton petit brin de fantaisie mon amour…

 

 

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Le meilleur chimiste :

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Se pourrait-il que la nature

Soit le meilleur chimiste ?

Que ce qui est vivant est plus fort ?

Les substances chimiques sont mortes.

Pas un œuf,

Une plante séchée...

Se pourrait-il que la nature soit le meilleur chimiste ?

Ses recettes

Ont été améliorées de siècles en siécles

De millénaire en millénaire

Lentement.

L’homme apprenti sorcier,

Découvre,

Tente de maitriser son environnement,

Mais sa chimie est plus nocive que celle de la nature.

La nature est  meilleure chimiste.

Elle a plus d'expérience...lol 

 

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Bonne et heureuse année 2010. A toutes les femmes : Poème de la femme vaillante.

 A lire aussi dans votre Bible : Proverbes 31, 10-31. La Bible.  ( C'est la version Semeur de la Bible.)

Poème de la femme vaillante

Heureux celui qui trouve une femme vaillante,
elle a bien plus de prix que des perles précieuses.
Son marie a confiance en elle,
il ne manquera pas de biens dans sa maison.
Tous les jours de sa vie, elle lui fait du bien, 
et non du mal.
Elle cherche avec soin du lin et de la laine
et elle les travaille de ses mains diligentes.
Comme un vaisseau marchand, 
elle amène des vivres de loin en sa demeure.
Quand il fait nuit encore, elle est déjà debout,
préparant pour sa maisonnée ce qu'il faut pour manger
et elle distribue leurs tâches à toutes ses servantes.
Elle pense à champ, alors elle l'achète.
Du fruit de son travail, elle plante une vigne.
Avec plein d'énergie, elle se met à l'oeuvre
et active ses bras.
Elle constate que ses affaires marchent bien.
Jusque tard dans la nuit, sa lampe est allumée.
Ses mains filent la laine
et ses doigts tissent des vêtements.
Elle ouvre largement la main à l'indigent
et tends les bras au pauvre.
Pour elle et pour tous les siens, peu importe la neige,
car toute sa famille est revêtue de double vêtements.
Elle se fait des couvertures,
elle a des vêtements de fin lin et de pourpre.
Son mari est connu aux portes de la ville.
Car il y siège avec les responsables du pays.
Elle tisse elle-même des habits et les vend,
elle fait des ceintures qu'elle cède aux marchands.
La force et la splendeur lui servent de parure.
C'est avec le sourire qu'elle envisage l'avenir.
Ses paroles sont sages,
elle dispense avec bonté l'enseignement.
Elle veille à la bonne marche de sa maison
et ne se nourrit pas au pain de la paresse.
Ses enfants, dès leur lever, la disent bienheureuse,
et son mari aussi fait son éloge.
"Il y a bien des filles qui montrent leur valeur,
mais toi, tu les surpasses toutes. "

La grâce est décevante et la beauté fugace ; 
la femme qui révère l'Eternel est digne de louanges.
Donnez-lui donc le fruit de son travail !
Qu'on dise ses louanges aux portes de la ville
pour tout ce qu'elle fait !




 

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Murmure

Murmure, silence

J’ai du mal à écrire cela

Sonder le non-dit

Des mondes parallèles

Donner une nouvelle dimension aux choses

De part l’imaginaire

Et c’est bien sur

D’un trait

Il montre l’évident

Oublier le murmure pathologique pour sonder d’autres murmures

Et ouvrir des portes

 Nouvelles à la guérison

Longtemps j’ai construit sur le même socle

Relisant, corrigeant

Ecouter les murmures

Pour m’ouvrir d’autres modes de guérisons

Par l’imaginaire

Murmures

Ecouter d’autres voix

Ecouter le silence

D’autres silences

Et jouer des gammes sur d’autres tons

Plus larges

Aller dans le vent

Vers ses pulsions qui achoppent sur le deuil

La maîtrise

 Se forcer à faire des choses non naturelles

 Forcer à ne pas se faire plaisir

 Aller contre nature

De toute façon

 Elle va à la déchéance

C’est trop facile

 S’élargir

Imaginer d’autres paroles

Et d’autres voix que la sienne

Ecouter les poètes

Imiter les romancières

 Tenter de prendre la voix de tel poète

Que cela fait du bien

Longtemps j’ai tant craint ce murmure

Cette fréquence radio

Cet acouphène

Les bruits familiers doivent laisser la place à d’autres

Pour écrire un nouveau poème

Qui pourrais-je écouter

De mon cerveau borné

Le Paris noir

La guerre d’Algérie

La révolte de Madagascar

Le Mékong

Mon cerveau borne est incapable d’écrire ce poème

Tenter d’écouter toutes ces voix

Je les entends qui murmurent telle une cacophonie

Je vous écoute

Voix

Oreille

Radio

En distinguer une

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Le pilote



Image Flick.fr


Voici un poême qui décrit bien un moment de ma vie, le moment de ma vie où je devais me débrouiller pour la faire ma vie et d'ailleurs ça continue. Je dois continuer à me débrouiller avec ma maladie.

Le pilote

Il y a un pilote dans mon bateau.

Il ne sait pas tout faire.

Bien souvent il ne comprend rien

Et surtout il n’a pas le temps.

 

Il rassemble bric et broc

Dont il ne connaît pas le nom

Et il pilote avec ces bribes,

Ces bouts de souvenirs et de sensations,

De savoir et de définitions.

 

Quand la tempête se lève

Si forte à l’étourdir

Et qu’il a peur,

Il se parle tout seul le pilote pour se rassurer.

Et bien souvent il se vouvoie.

 

Mon pilote n’est pas souvent sûr. Mais il pilote comme il peut

En essayant du mieux qu’il peut,

De croire qu’il va s’en sortir.

 

Mon pilote n’est pas un savant.

Quand il a le temps, il consulte ses copains, son entourage,

Et les manuels de pilotage,

Ou autres poésies, qu’il choisit de préférence,

Non égocentrique et concentré.

 

De temps en temps ça lui fait du bien

De voir que par le passé, d’autres pilotes,

Ont piloté des bateaux plus compliqués que le sien.

 

Et d’ailleurs jusqu’à présent,

Il a jamais fait d’accident.

Il est toujours là le pilote,

Avec son bateau.

Et il espère bien aussi,

Avoir le temps de composer lui aussi,

Un beau manuel de pilotage.

 


Découvrez undefined!

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Le long silence des âmes

Le long silence des âmes

Qui ne se connaissent plus

Et se taisent avides

Sans le savoir

Folie des uns folie des autres

Elles hésitent entre plusieurs signes

        Qui tourbillonnent autour d'elle
Et dorment d’un savoir abyssal

D’un silence de tombeau

Que la parole et l’épreuve seules

Peuvent réveiller

en mêlant.

 

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Ce/tte création est mis/e à disposition sous un contrat Creative Commons.

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Les vents sont levés

Les vents sont levés

La poupe avant geint

Elle brise mon corps

Et toutes voiles dehors

J’allume des lames vertes

Du sang se tous les mutilés

Anonymes.

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De rage sort et de rage ira

 
 
 
De rage sort
Et de rage ira
De par le monde
Embrumée
Enerver le monde
Par amour et baisers
De par le monde
Quelle ambition
Rage au ventre
Pour toute cette souffrance
Inexplicable, inexpliquée
De par les brumes
Et non-dits
De mon âme


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Le bordel des sens

Ah toujours construire dans le bordel

Sans trop savoir ce qu’on fait

Accepter le hasard

Jeter sa vie aux dés

Et partir dans des aventures

Renaître différente

Parmi les tunnels menaçants

Sortir sa tête de l’eau

Et accepter

D’aller replonger

Comme on jette sa vie aux dés

En comptant sur son corps

Legs de la nature

La conscience devient autre

La perception devient autre

Les sensations deviennent autres

Comme on jette sa vie aux dés

 On compte sur son cerveau Legs de la nature

Pour tenir le coup

Personne ne s’en rend compte

Société d’ aveugles

On jette sa vie aux dès

Dans un étourdissement qui submerge

Je jette ma vie aux dés

C’est toujours ainsi

Que j’apprends

J’expérimente l’effort

Larguez les amarres

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Le temps est écoulé....

 

Le temps est écoulé

où j’écoutais des valses viennoises

où la confiance joignait sa force au souvenir,

où j’étais différente et retardée,

où je riais gaiement à côté des pommiers.

L’eau coule et ne s’arrête pas ;

Le temps passe et je suis Ce que j’étais ,

Un pendant du temps.

Les mimosas sont des fleurs

Dont je ne connais ni l’apparence ,ni l’odeur ,

Juste le nom

Adieu passage

C’est déjà les tourments

De ma vanité

Je ne rêve presque plus

 L’eau déchire la neige de Noël.

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Sans titre

Le long silence des âmes
Qui ne se connaissent plus
Et se taisent avides
Sans le savoir
Folie des uns folie des autres
Elles hésitent entre plusieurs signes
Qui tourbillonnent autour d’elles
Et dorment d’un savoir abyssal
D’un silence de tombeau
Que la parole et l’épreuve seules
Peuvent réveiller
en mêlant.

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Les raisins bleus

 

 

Les raisins bleus sont couchés

épi ,épi bleu ,

Il est terrible de vivre sous les marronniers

Le psychotique a eu du plaisir à lire

Est-ce le commencement de la responsabilité

Les raisins bleus sont couchés

L’horreur est en marche

Il peut être guéri de l’horreur

Ce paquet enfoui dans les racines de l’arbre enchevêtrées

J’ai peur des marronniers

Car ce n’est plus seulement moi

Mais aussi les autres qui guérissent

Les raisins bleus sont mes nuits

Et mes jours qui veillent sur moi

Le vent siffle dans les bois

Une biche passe et laisse dans son sillage

Un infime commencement de voie

Là-bas tout au fond des raisins bleus

 

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La bruche

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J’aimerais retourner dans ce coin de Bruche à Oberschaeffolsheim

Ce coin sauvage qui subsiste entre trois villages

Tout près de Strasbourg

M’a donné les indices de la sauvagerie

La nature est sauvage en Alsace

D’eau souterraine, de cours d’eau féroces

Vert militaire des arbres noueux

Vert tendre du blé en herbe

Vert poussiéreux du foin séché

Vert brunâtre de l’eau de la Bruche

Il observait les oiseaux

Assis à la table de la petite cuisine

Sur les sapins par la fenêtre

Sans rien dire

Les faisans s’envolent pris de panique

Quand la moissonneuse batteuse

S’avance pour broyer sa progéniture

Implacable

Certains soirs d’été des chiens-loups errent en liberté

Sans maître près de la RN4

 

Ce petit bout de nature sauvage

Est fait d’Oberschaeffolsheim

D’énergie à pousser

Pas de mots pour dire ce qu’on y voit.

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